Contrats de performance

Les ministres aujourd'hui ne sont que des gestionnaires qui siègent au gouvernement comme s'il s'agissait du C.A. d'une corporation à but lucratif. À preuve, on les parachute d'un ministère à l'autre, sans qu'ils ne possèdent la moindre connaissance du milieu qu'il devront règlementer. Il me semble qu'un Ministre de l'Éducation devrait avoir de l'expérience en enseignement, qu'un Ministre de la Santé devrait avoir de l'expérience comme médecin. Un bon exemple de ceci est François Legault. Voici un extrait de sa biographie officielle, tirée directement du site web du ministère:

Expérience professionnelle

Administrateur de Provigo inc., Culinar, Sico inc., Technilab inc. et Bestar inc.

Vérificateur et chef d'équipe, Ernst & Young (1978-1984)

Directeur des finances et de l'administration, Nationair Canada (1984-1985)

Directeur du marketing, Québécair (1985-1986)

Président-directeur général et co-fondateur, Air Transat (1986-1997)

Comme vous pouvez le constater, François Legault est un homme d'affaires dans le sens le plus péjoratif du terme, parachuté dans la fonction publique dans le seul but d'initier la privatisation de certains services. Son premier geste dans les deux ministères qu'il s'est vu confier jusqu'à maintenant fût d'imposer des contrats de performance. Yé, on marche au rendement! Quelqu'un au PQ peut-il expliquer à François Legault qu'on parle ici de la santé des citoyens? Il ne s'agit pas d'augmenter la production, ni de rationnaliser une entreprise, mais bien de soigner des humains.

Pourquoi ne pas imposer des contrats de performance aux organisations comme Juste Pour Rire, qui récoltent des centaines de milliers de dollars en subventions, payant des salaires faramineux, et rapportant un profit pour la première fois l'an passé?

Publié par Bob L'Aboyeur le 15 février 2002 à 09:15 AM Commentaires (3)