C.V. d'un vrai bénéficiaire de l'aide sociale

Suite à la petite trouvaille de Bob L'Aboyeur (voir article précédent) concernant les propos du pire hypocrite qui soit, j'ai nommé l'actuel P.D.G. de la Banque Royale, Guy St-Pierre de Rome, j'ai décidé de vous refiler son C.V. qui ressemble en gros à ceci: armée, politique, affaires. Bien oui, ce p'tit salaud parmi les salauds et les saluts militaires fût autrefois capitaine dans l'armée canadienne. Après un intermède qui l'amène à venir s'installer à Montréal où il remplit diverses fonctions à l'Ordre des ingénieurs du Québec chez Irnes inc. et Acres Québec, il entreprend en 1970 une brillante carrière politique. Élu député de Chambly, il est successivement ministre de l'éducation (1970-72), puis ministre de l'Industrie et du Commerce (1972-1976) dans les deux gouvernements de Robert Bourassa. Il est emporté par la vague péquiste qui déferle sur le Québec le 15 novembre 1976, et il abandonne alors la politique. Après quelques semaines de répit, il entreprend sa véritable carrière d'homme d'affaires. D'abord nommé adjoint au président de John Labatt Ltée, à LaSalle, dès février 1977, il est ensuite nommé au poste de président-directeur général des Minoteries Ogilvie Ltée (filiale de Labatt) en 1978, avant d'accéder au poste de président et chef de la direction de la même entreprise, poste qu'il occupera de 1980 à 1988. En février 1989, il devient président et chef de la direction du Groupe SNC. M. Saint-Pierre siège au sein du Conseil d'administration de plusieurs autres grandes entreprises, notamment General Motors du Canada Ltée, la Banque Royale du Canada, Alcan Aluminium Ltée, et Purolator Ltée. Il est membre du Conference Board du Canada, vice-président du Conseil canadien des chefs d'entreprises, et gouverneur du Conseil du patronat du Québec. Par le passé, il a occupé la présidence de l'Association des manufacturiers canadiens (1987) et du Conference Board du Canada (1992-93).

Impressionnant, vous dites? oui? nooooon...La Banque Royale pour laquelle ce distingué quelconque individu "pédège", possède 10 filiales dans les antilles, ce qui permet à cette banque de sauver des milliards en impôts chaque année. En fait, seulement en 1991, le document "Finances Publiques Profits Privés", des prof Bernard et Lauzon, nous informe que "100 milliards de revenus réalisés par des firmes canadiennes ont été détournés vers des paradis fiscaux." Si on impose ces grosse tyrannies à 20% (ce qui est une moyenne), on arrive à la conclusion que chaque année les citoyens canadiens se font voler 20 milliards de dollars... et ce seulement dans les paradis fiscaux! N'oublions pas que les profits des grandes entreprises ont augmenté en flèche après 1991, et qu'elles paient encore moins d'impôts aujourd'hui. Fabuleux. Et ce gros tas ose nous faire la morale en mentionnant que les citoyens font appel à l'état "comme si celui-ci était un puits de ressources sans fond." Mais ce sont eux les plus grands bénéficiaires de l'aide sociale!

Petite note au passage. Ce St-Pierre était à la tête de SNC-Lavalin quand le projet de l'infâme barrage des Trois-Gorges chinois fût mis en branle. Et bien sûr, SNC-Lavalin (et Hydro-Québec) y a participé. Ce lien vous rappellera cette histoire: "Lorsque Xiaolangdi sera terminé, en 2002, le projet aura provoqué le déplacement de 200 000 Chinois ruraux pauvres. Le projet, appuyé par des prêts de la Banque mondiale à hauteur de 1 milliards de dollars américains, a été justifié au départ comme un barrage de contrôle des crues, mais, selon des sources chinoises, il n'a pas pu empêcher de graves inondations le long du cours intermédiaire et inférieur du fleuve Jaune l'an dernier. Des critiques chinois prétendent que la conception de Xiaolangdi est si gravement déficiente que le barrage lui-même pourrait causer des inondations en amont, lorsque son réservoir se remplira de limon et de gravier. Le projet, qui n'est pas encore achevé, est déjà en proie à des problèmes opérationnels, selon des sources chinoises, et on n'a pas pu trouver de clients pour sa production à cause dÌun prix élevé et parce qu'il y a un excédent d'électricité dans la province de Henan. L'an dernier, la presse chinoise a également fait état d'une mauvaise gestion des fonds de Xiaolangdi affectés à la réinstallation."

Publié par Tartagnan le 17 février 2002 à 02:16 PM Commentaires (4)