Le bon côté

En plus d'accepter le recours au baillon de plus en plus souvent pour empêcher les débats sur les projets de loi controversés, le parlement Canadien fonctionne honteusement sur le principe du "deux poids deux mesures" en faveur des Libéraux (et je ne parle pas de toutes les enquÕtes que le conseiller en éthique ne mène pas).

Lorsqu'un député entonne l'air du "Parrain" pour accompagner les déclarations d'Alfonso Gagliano, le Bloc Québécois au complet doit présenter ses excuses à la Chambre des Communes. Mais si Jean Chrétien accuse Gilles Duceppe "d'être du côté des terroristes" parce que ce dernier demande que la convention de Genève soit respectée pour les prisonniers que l'armée canadienne remets aux Américains, pas besoin d'excuses. C'est ce qu'a décidé aujourd'hui le président de la Chambre des Communes, Peter Milliken.

Donc, prendre position pour les droits de l'homme signifie "être du côté du terrorisme" selon le Premier Sinistre du Canada, déclaration entérinée par la Chambre...

C'est ce genre de définition du terrorisme qui nous rassure quant à l'application de la loi C-36...

Publié par Bob L'Aboyeur le 08 février 2002 à 10:29 AM Commentaires (6)