Pas d'élections hâtives

Selon Bernard Landry, nul besoin de précipiter le déclenchement d'élections au Québec.

"Je ne me sens pas bousculé vers des élections hâtives, anticipées ou faites dans un climat qui ne serait pas serein. Nous ferons des élections quand nous sentirons que la population les jugera nécessaires. Nous prendrons en compte, d'abord et avant tout, l'intérêt public dans cette décision", a déclaré le premier ministre.

Rien de surprenant de sa part, puisqu'il sait sciemment qu'il ne fût pas élu au poste de Premier Ministre du Québec. Il s'est auto-proclamé souverain pontife de la province avec l'assentiment de son parti, ce qui est assez différent (et pas mal moins démocratique) que d'être choisi au scrutin populaire. Bernard "Dirty" Landry doit bien savoir qu'il a peu de chances que des électeurs votent pour lui, autant statistiquement que politiquement (et vous, voteriez-vous pour ça?). Les élections auront lieu le plus tard possible, selon ce qui est permis par la loi, aucune surprise là-dedans.

En attendant, Landry et ses amis vont continuer de s'engraisser au dépens des citoyens et vont se dépêcher d'octroyer des contrats et des postes à tous leurs amis avant de quitter leurs fonctions au gouvernement...

Et quand Jean Charest prendra sa place (c'est pratiquement inévitable, quoique assez déprimant d'y penser!), il fera sensiblement pareil. Devant ce manque de candidats sérieux, ces chefs de partis qui penchent tous à droite, nous devrions boycotter les élections et les obliger à nous présenter d'autre chose...

Vous êtes pas tannés de voter pour le moins pire et de vous faire dire qu'on vit en démocratie? Ça me rappelle l'ancienne URSS où la population ne pouvait choisir qu'entre les différents candidats du seul Parti Communiste...

Publié par Bob L'Aboyeur le 09 février 2002 à 11:48 AM Commentaires (4)