Aryenne charogne



Celui qui regrette de ne pas avoir liquidé Yasser Arafat il y a vingt ans semble sur le point de corriger "son erreur". Après trois jours de siège, Aryenne Charogne vient de fermer la porte à toute discussion de paix, déclarant la guerre et ajoutant qu'Arafat est l'ennemi d'Israël et du monde libre. Il a probablement écouté un peu trop les discours de son ami Doublevé. Pendant ce temps, le chef de l'autorité Palestinienne est toujours encerclé par l'armée, appuyé par une poignée de fidèles et des tirs sont occasionnellement échangés entre les deux factions. Arafat a clairement fait savoir qu'il ne se rendrait pas et qu'il était prêt à mourir en martyr.

Les Américains affirment qu'il ne sera pas tué, que le but de la manoeuvre est de le "neutraliser" mais des haut-gradés de l'armée israélienne rétorquent qu'il n'est pas à l'abri d'une bavure. Israël a demandé à tous les journalistes d'évacuer Ramallah (on se doute bien pourquoi). Une quarantaine de militants pacifistes (dont un journaliste de CNN) se sont dirigés cet après-midi vers le bureau d'Arafat, ne fléchissant pas sous les salves d'avertissements tirées en leur direction par l'armée. Toutes les communications sont coupées, même celles des cellullaires des journalistes étrangers qui se sont aventurés à l'intérieur du bâtiment. Des rumeurs circulent à l'effet que l'armée est présentement en train d'assassiner froidement des dizaines de militants Palestiniens dans Ramallah.

Suite à la résolution du Conseil de Sécurité de l'ONU hier qui demande le retrait d'Israël des territoires occupés, la réplique de l'ambassadeur à l'ONU fût que "la résolution exige le retrait des troupes mais ne spécifie pas quand". Belle diplomatie. Même si les Américains ont voté en faveur de cette résolution à l'ONU, le toujours intelligent Georges W. Bush clame qu'il comprends les Israéliens et qu'il est persuadé qu'Arafat "peut en faire encore plus pour dénoncer le terrorisme". Dans la situation actuelle, difficile pour Arafat de faire quoi que ce soit, puisque les soldats sont sur le point d'envahir son bureau, ce qui provoquera sûrement un bain de sang. Et on ne peut que présager le pire si Arafat meurt... Ça ne va sûrement pas faire diminuer ni la fréquence ni la violence des attentats suicides quotidiens...

À ce rythme-là, on dirait que le Pape va vivre plus vieux que le leader de l'OLP... Les paris sont ouverts...

Publié par Bob L'Aboyeur le 31 mars 2002 à 01:42 PM Commentaires (7)