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De jour en jour, de nouvelles protestations s'élèvent contre l'accord de Kyoto, visant à réduire les émissions de gaz à effets de serre. On se rends bien compte devant toutes ces tractations économico-politiques que l'accord deviendra, au mieux, du papier recyclé. Tout d'abord les USA (qui représentent 5% de la population mondiale mais sont responsables de 30% des émissions de CO2) affirment qu'ils se retirent de la ratification du traité parce qu'ils ne veulent pas dommager leur économie. Malheureusement, la pollution ne reste pas uniquement au-dessus de leur pays. Nous devons tous en assumer le fardeau. Mais, allez expliquer ça à un Président commandité par l'industrie énergétique.
Au Canada depuis quelques temps, c'est le bordel le plus complet quant à l'accord. Non seulement quelques Premiers Ministres provinciaux refusent d'appliquer les quotas de réduction des CO2, mais en plus, chaque jour, le ministre de l'environnement David Anderson, émets des communiqués de presse qui contredisent sa position de la veille. Il a commencé par blâmer les Américains de ne pas vouloir ratifier l'accord, puis lorsque le Président Bush a proposé son alternative à Kyoto (qui ne constitue en fait que des mesures volontaires), le ministre Anderson s'est empressé de féliciter cette initiative. Ces jours-ci, il demande plus d'efforts de leur part, mais même Jojo Savard est incapable de prédire la position qu'il prendra demain.
Maintenant, c'est la Chambre de Commerce du Canada qui se prononce contre l'accord. Ils prétendent que les objectifs sont irréalisables et que l'application du traité engendrerait des pertes de 30 milliards de dollars pour le Canada. Ils avouent en quelque sorte que c'est payant de polluer. Ils s'apitoyent aussi devant le sort de tous ces emplois qui seraient perdus. Pourtant, soyons logique une petite minute. Moderniser toutes ces usines polluantes et traiter les déchets de façon plus intelligente, celà créera inévitablement de l'emploi. Et c'est sans compter la stupidité d'une argumentation visant à donner priorité à l'économie au détriment de nos conditions collectives de vie. Si nous continuons à décrisser l'environnement à ce rythme et que l'atmosphère du globe n'est plus vivable, qu'est-ce que ça changera d'avoir un emploi ou non? Le droit de rentrer dans le bunker souterrain?
C'est comme se chier dessus en prétextant que l'hygiène coûte trop cher...
Publié par Bob L'Aboyeur le 04 mars 2002 à 12:41 PM
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