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Chaque semaine, de nouveaux scandales éclatent au sein du Parti Libéral. Les histoires d'ingérence, de patronage et de dilapidation des fonds publics pour récompenser les amis du Parti sont devenues monnaie courante. Et après ça, on se demande pourquoi la population fait davantage confiance aux vendeurs d'autos usagées qu'aux politiciens. Le maître de la magouille, Alfonso "je ne suis pas maffieux, c'est vous qui êtes racistes" Gagliano, se retrouve 2 fois sur 3 derrière ces histoires digne de la politique à l'époque de Duplessis. La plus récente est la disparation d'un rapport nous ayant coûté plus d'un demi-million de dollars, un rapport qui traitait ironiquement de la visibilité du gouvernement fédéral au Québec. À l'époque du traitement de texte et des emails, ils ont tout simplement perdu le rapport. Perdu? Sauf votre respect, on nous prends vraiment pour des cons.
La firme de marketing Groupaction qui a reçu ce montant faramineux a aussi produit un autre rapport pour le compte du ministère de Monsieur Gagliano. Un rapport au coût de 575 000$ pour savoir si ça valait la peine pour le gouvernement fédéral de tapisser l'Omnium de Tennis de feuilles d'érable. Vive les sports de racket! Lorsque Don Boudria est interrogé quant à savoir si ce rapport valait le coût déboursé par le gouvernement, il est lui-même incapable de répondre. Si vous hésitez dans vos placements, voici un investisssement sûr: le Parti Libéral du Canada. En effet, Groupaction a investi un petit 70 000$ dans la caisse du Parti, ce qui lui a valu 1 125 000$ en "contrats". Et quels sont les principaux clients de cette firme? Bombardier, la Défense Nationale et Justice Canada, pour ne nommer que ceux-là. À voir leurs clients, on sait déjà qu'aucune accusation ne sera portée contre eux.
Ce matin plus que d'habitude, l'impunité de ces grosses poches m'a mis hors de moi. J'ai décidé d'appeller la firme Groupaction pour leur poser quelques questions. Je me suis dit que puisqu'on avait payé pour ce rapport avec l'argent de nos impôts, ils avaient bien quelques comptes à nous rendre. Comme on s'en doute bien, ils étaient débordés d'appels concernant cette affaire. Le responsable des relations de presse porte un nom prédestiné: Roger Desgens. J'avais quatre questions simples.
1)Est-ce vous qui avez perdu le rapport ou rejetez-vous le blâme sur le gouvernement?
2)Vous ne faites jamais de back-ups? Vous ne possédez aucune copie?
3)Le rapport précédent concernant l'Omnium de Tennis sera-t'il rendu public? (question de montrer que vous avez déjà produit quelque chose pour ce million que vous avez reçu.)
4)Quelles en étaient les recommandations?
Mais, comme il devait être complètement débordé par des journalistes officiels, je n'ai jamais réussi à lui parler...
Ensuite, j'ai appellé à la GRC pour porter plainte contre Alfonso Gagliano en tant que citoyen outré, et afin de savoir où la GRC (tellement efficace lorsqu'il s'agit de mettre sous écoute les dangereux militants) en était dans ses enquêtes, si enquête il y avait. On m'a passé de réceptionniste en réceptionniste comme une patate chaude. Je commençais par demander comment un citoyen procède pour porter plainte lorsqu'il constate des cas de fraude ou de détournement de fonds publics. Je leur demandais aussi si les politiciens se trouvaient sous la juridiction des "crimes économiques". On me répondait que oui, mais dès que je mentionnais le nom d'Alfonso Gagliano, personne ne pouvait me répondre. Finalement, on m'a référé à Ottawa. J'ai appellé le numéro qu'on m'avait donné, et, surprise, il n'y a pas de service au numéro que j'ai composé!!
Je vous tiendrai au courant des développements si je réussis à trouver le numéro de la section des crimes économiques à Ottawa... Sinon, il me reste la Comission des Plaintes du public contre la GRC...
Pour l'instant, c'est 2 à 0 pour eux...
Publié par Bob L'Aboyeur le 12 mars 2002 à 12:01 PM
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