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Connaissez vous Orlando Bosch?
Recherché par la justice, étranger non enregistré, terroriste en série et saboteur d'avions, il avait été remis en liberté de la prison de Miami, à la demande expresse du fils de Bush, Jeb, et au nom des républicains de Miami. Jeb (le membre de la famille fixé en Floride) avait arraché cette libération inhabituelle d'une prison fédé»rale pour obtenir les votes des habitants de la Floride (les Cubains de Miami sont puissants, la famille Bacardi tout spécialement) et avait ainsi fait basculer l'État en faveur de son père lors des élections présidentielles de 1992. Orlando Bosch n'avait donc pas été relâché pour réhabilitation ou repentance. Il n'avait pas été relâché après avoir purgé une peine. Il avait été relâché par les Bush afin de faciliter la victoire des Républicains et dans un apparent mépris de la sécurité publique et de l'autorité des lois, autant ici qu'à l'étranger. Trente pays avaient refusé l'asile politique à Bosch en raison de ses crimes. Un attorney général en fonction à Miami avait refusé qu'il reste aux États-Unis. En janvier 1989, le même attorney général écrivait: "Durant trente ans, Bosch s'est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages." L'attorney général Dick Thornburgh décrivait Bosch comme un "terroriste incorrigible".
Et pourtant, les Bush le font libérer. Encore plus troublante encore que la libération dÌun homme dangereux en échange de voix, il y a la manière dont l'affaire a été réglée. Le président Bush n'a pas pardonné à Bosch. Apparemment, il s'est contenté d'intervenir et d'exercer l'influence de sa fonction pour relâcher Bosh en dépit des recommandations du directeur de district de l'INS et du département de la Justice. Il s'agissait d'un criminel sur qui on n'aurait pas misé un centime. Ses crimes étaient autrement plus graves qu'une simple fraude fiscale et il était autre chose qu'un vulgaire réfractaire. Bosch avait planifié les crimes suivants et y avait participé ou contribué.
Les crimes imputables à Bosch:
Avec Poder Cubano (Pouvoir cubain), en 1968 & 69:
Avoir expédié une bombe par valise à La Havane, Cuba.
Avoir placé des bombes dans des dizaines d'établissements commerciaux, restaurants, agences de tourisme, consulats étrangers, navires, avions etc. aux États-Unis.
Avoirs commis des attentats contre des représentants commerciaux et politiques étrangers aux États-Unis.
Avec des dirigeants fascistes chiliens, à l'issue d'une rencontre avec Pinochet, en 1974-75:
Assassinat de l'ancien commandant des Forces armées chiliennes, le général Carlos Pratts, et de sa femme en Argentine.
Avoir abattu Bernardo Leighton (vice-président du parti démocratique chilien en exil) et son épouse, à Rome, en Italie. Orlando Bosch est arrêté par la police costaricaine qui l'accuse d'avoir projeté l'assassinat du dirigeant chilien en exil au Costa Rica, Andres Pascal Allende.
Assassinat d'un ancien ministre chilien de l'administration de Salvador Allende, Orlando Letelier, et de son collaborateur Ronni Moffit à Washington, D.C. aux États-Unis.
Avec le nouveau groupe terroriste "Accion Cuba", en 1974 & 75:
Avoir placé des bombes dans diverses missions et ambassades cubaines et divers autres organismes, hôtels, agences de tourisme, etc. à l'étranger (Canada, Argentine, Pérou, Mexique, Espagne, Vénézuela).
Avoir tiré des coups de feu contre la résidence d'un fonctionnaire cubain.
Tentative d'assassinat de l'ambassadeur de Cuba, Emilio Aragones, en Argentine.
Avec un nouveau groupe placé sous sa direction au Costa Rica, les " Comandos de Organizaciones Revolucionarias Unidas ", en 1976 & 77:
Attentats à la bombe contre des missions, ambassades, compagnies aériennes, ressortissants et autres aux Nations Unies, au Costa Rica, en Espagne, en Jamaïque, à la Barbade, aux Barbades, en Colombie, à Trinidad et Tobago, au Panama, à Porto Rico, etc.
Sabotage d'un appareil des lignes aériennes cubaines: 73 passagers tués. (Arrêté et emprisonné au Vénézuela, ce qui ne l'a pas empêché de poursuivre ses activiés terroristes contre le Vénézuela).
Avoir placé une bombe dans un avion vénézuélien à Miami, aux États-Unis.
Durant son incarcération, Bosch continua à diriger des opérations visant les intérêts du Mexique, en 1978 :
Avoir placé une bombe sur le navire marchand mexicain "Azteca", amarré dans un port mexicain: 2 morts, 7 blessés.
Toute une série d'agressions contre Cuba, une fois de plus, avec un groupe appelé "Omega-7":
Attentats et menaces d'attentat à la bombe contre des boxeurs cubains aux USA, contre des agences de tourisme, des services publics, des avions, des missions cubaines et même contre les bureaux de la TWA, aux États-Unis...
Assassinat de Carlos Muniz Varela, membre de la brigade "Antonio Maceo" et directeur de "Varadero Travel" à Porto Rico.
Assassinat d'Eulalio Negrin (membre de la communauté cubaine à l'étranger et participant aux entretiens et négociations avec le gouvernement cubain) dans le New Jersey, aux États-Unis. Assassinat du diplomate cubain aux Nations Unies, Felix Garcia Rodriguez .
Source: cuban-exile.com/doc_051-075/doc0057.htm.
Histoire de MR Bush (excusez moi Bosch):
Pédiatre de formation, Bosch quitte secrètement Cuba pour Miami la même année où Castro s'empare du pouvoir. Immédiatement, il se lance dans des actions violentes en compagnie de l'organisation terroriste "MIRR" (Mouvement insurrectionnel de récupération révolutionnaire) et du "Movimiento Nacionalista Cubano". En 1968, Bosch est arrêté par les autorités américaines, jugé et condamné à 10 ans de prison. En 1972, il est relâché. Sans autorisation et malgré sa liberté sur parole aux États-Unis, il se rend au Venezuela où il ne tarde pas à être arrêté pour un attentat à la bombe contre un avion cubain, attentat au cours duquel 73 personnes perdent la vie, y compris le personnel cubain de l'appareil. Tout en croupissant en prison, il dirige toujours des activités terroristes. Finalement, il est libéré pour motifs humanitaires après une longue grève de la faim et, en 1988, retourne aux États-Unis sans papiers. Il est arrêté pour violation de parole, puis remis en liberté conditionnelle tout en restant à la disposition de l'INS (U.S. Immigration and Naturalization Service). Cuba réclame l'extradition de Bosch de façon à pouvoir le juger pour ses activités terroristes, mais Bosch entre-temps a demandé le droit d'asile aux États-Unis, prétendant que Cuba ne lui accordera jamais un procès équitable. On peut trouver cette demande de droit d'asile sur le site http://cuban-exile.com/doc_051-075/doc0055.htm . En janvier 1989, la demande d'asile est refusée. Un attorney adjoint écrit à ce propos: "Durant trente ans, Bosch s'est montré résolu et inébranlable dans son choix de la violence terroriste. À maintes reprises, il a exprimé et prouvé sa détermination à provoquer aveuglément morts et ravages". Plus de 30 pays refusent l'entrée de Bosch sur leur territoire. Le directeur de district de l'INS à Miami refuse toute possibilité de séjour de Bosch aux États-Unis pour les raisons suivantes :
Qu'il y a tout lieu de croire qu'il cherche à entrer aux États-Unis uniquement, principalement ou éventuellement pour se lancer dans des activités susceptibles de porter atteinte à l'intérêt public.
Qu'il est ou a été un étranger membre d'une organisation prônant ou enseignant le devoir, la nécessité ou le bien-fondé d'attaquer ou de tuer des officiers et fonctionnaires de quelque gouvernement organisé que ce soit, ou de provoquer des dégâts ou des destructions à la propriété d'autrui, ou encore des actes de sabotage.
Qu'il y a tout lieu de croire qu'après son entrée aux États-Unis il se livrerait probablement à des activités interdites par les lois de ce pays, espionnage, sabotage, désordre public ou toute autre activité contraire aux intérêts nationaux.
Vive les USA, les grands justiciers.... Eux sont apte à diriger une campagne anti terroriste verdad? En passant pour les personnes visitant ce site, si vous buvez du Rhum ne prenez pas celui appelé Bacardi. Il est bon au goût mais les propriétaires de Bacardi sont probablement la famille la plus mafieuse des USA.
On devrait écrire à la SAQ pour qu'ils n'importent plus ce rhum ici.
Publié par Libertador de Conciencia le 06 avril 2002 à 04:57 PM
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