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Encore une fois ce matin, Georges W. Bush nous démontre qu'il se prends pour le souverain planétaire à qui tous doivent obéir au doigt et à l'oeil, sous peine de représailles. "You're either with us or against us", disait-il avec sa subtilité légendaire. Ah, l'arrogance du pouvoir...
Qu'a affirmé ce crétin en puissance ce matin? Qu'il ne lèverait pas l'embargo contre Cuba, sauf si "Fidel Castro, libère les prisonniers politiques, organise des élections libres et indépendantes, et accepte une liste de nouvelles conditions américaines pour un nouveau gouvernement qui soit totalement démocratique". Il faut avouer que les quarante années d'embargo contre Cuba ont porté fruit, ce qui justifie que le Président veuille poursuivre dans cette voie.
Pourquoi faudrait-il que ce pygmée intellectuel qu'est Mini-Bush décide pour les autres pays ce qu'ils doivent faire ou ne pas faire, en plus de leur dire comment gérer leur propre gouvernement? La communauté internationale ne s'est-elle pas dotée de l'ONU pour cette raison?
Lorsque la communauté internationale mets de la pression sur les USA pour qu'ils calment un peu leur ami génocidaire Aryenne Charogne, que réponds ce même Bush? Que Sharon a été démocratiquement élu, et qu'il n'a pas à lui dire comment mener son gouvernement. "I'm never going to tell my friend the prime minister what to do on how to handle his business. That's his choice to make. He's a democratically elected official". Ah bon. Les alliés ont eu tort d'attaquer les nazis suivant cette logique, puisque Hitler a été démocratiquement élu, à l'époque.
Il y a des prisonniers politiques aux USA. Mumia Abu-Jamal par exemple, Leonard Pelletier, et combien d'autres. Je ne vois pas de dirigeant étranger dire aux USA: "Vous devez libérer vos prisonniers politiques sous peine d'embargo". Sans compter les prisonniers qu'ils n'emmènent pas chez eux afin de ne pas avoir à respecter la charte des droits et libertés et le droit international. N'y a t'il pas une centaine de prisonniers politiques américains à Guantanamo, Cuba, justement?
Rappellons-nous le coup d'état raté sur Hugo Chavez au Vénézuéla il y a quelques semaines. De plus en plus de preuves apparaissent reliant les Américains à ce coup d'état. À peine quelques heures après le coup qui visait à remplacer un gouvernement démocratiquement élu par une junte amie des USA, le gouvernement américain reconnaissait immédiatement la légitimité des putschistes. Bush II a poussé le culot jusqu'à déclarer "legitimacy is something that is conferred not just by a majority of the voters, however". Et il sait de quoi il parle...
Il faut vraiment avoir un front de boeuf pour gagner des élections au dépens du scrutin populaire et venir faire la morale par la suite. Les États-Unis peuvent-ils exiger des autres pays ce qu'ils ne pratiquent pas eux-mêmes? Il n'y a pas d'élections libres et indépendantes aux USA. Il n'y a pas de démocratie non plus. Ce que la plupart prennent pour des libertés individuelles aux USA ne sont en fait que les privilèges du pouvoir d'achat. On évalue le coût d'une course à la présidence américaine à 2,7 milliards de dollars. Donc, seuls les riches et les biens nantis peuvent participer à ce processus pseudo-démocratique. Cela est plutôt la définition d'une ploutocratie.
Doublevé affirme que "la levée de l'embargo et la reprise du commerce n'aideront pas le peuple cubain, mais ne serviront qu'à enrichir M. Castro et sa clique". Pourtant, l'embargo d'un pays ne touche jamais les dirigeants et leurs amis, mais bien la population civile. Et la politique américaine actuelle ne sers qu'à enrichir W. Bush et sa clique au dépens du peuple; Enron, Unocal, le Carlyle Group, et les groupes d'armement comme la United Defense...
C'est comme un dictateur qui parle de démocratie, un assassin qui parle de paix, un riche voleur qui parle d'égalité...
Publié par Bob L'Aboyeur le 20 mai 2002 à 11:39 AM
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