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Les exemples sont nombreux pour démontrer comment la loi s'applique différemment lorsqu'il s'agit de politiciens, d'hommes d'affaires et autres personnages "influents" que lorsqu'il s'agit de citoyen-ne-s "ordinaires" (i.e. qui n'ont pas assez d'argent pour contribuer à la caisse du Parti au pouvoir). Que ce soit tous ces ministres qui fraudent et volent les fonds publics sans se faire inquiéter outre mesure que par un changement de ministère ou une ambassade au Danemark, ces publicitaires proches du Parti au pouvoir qui s'en mettent plein les poches à nos dépens, ces fonctionnaires crapuleux qui refusent de témoigner et s'en tirent, la loi est tout le contraire de la justice, en ce sens que la justice doit être appliquée équitablement pour tous, ce qui n'est définitivement pas le cas avec la loi.
L'un des exemples les plus révoltant est bien celui du couple Micheline Charest et Ronald Weinberg de la corporation Cinar. Après avoir usé de prête-noms afin de détourner des subventions destinées à des auteurs canadiens et s'être arrangé "à l'amiable" en ce qui concerne toutes les poursuites au criminel pour un montant de 25 millions de dollars (sans que les arrangements ne soient rendus publics); après avoir été condamnés par la Commission des Valeurs Mobilières du Québec à ne plus siéger sur le conseil d'administration d'une corporation dont le titre est en bourse pour une période de 5 ans; après que le Festival Juste pour Rire aie engagé Micheline Charest quand même (on la rit encore), voilà qu'on apprends aujourd'hui que ces deux escrocs siègent toujours chez Cinar avec 64% des votes de la corporation.
Il appert que la Commission des Valeurs Mobilières du Québec, dont le slogan est "La commission qui règlemente les marchés financiers", ne règlemente pas grand chose. Malgré la décision rendue lors de l'audience bidon, la Commission nous apprends maintenant qu'elle ne possède "ni le mandat ni le pouvoir de faire appliquer ce genre de règles". À quoi sert donc la CMVQ alors? Et combien nous coûte cette inutilité institutionnalisée? Pendant que des petits escrocs croupissent en prison pour des fraudes de moindre envergure motivées par la survie, Micheline Charest et Ronald Weinberg continuent leur vie de luxe, honorables et impunis...
Publié par Bob L'Aboyeur le 12 juin 2002 à 10:20 AM
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