Politique encourageante au Vénézuéla

Le ministre des Finances du Vénézuela, Felipe Pérez, a indiqué que quelques généraux sont mécontents de la réduction de 40% sur l'investissement en armement qu'a ordonné le président Hugo Chavez.

Fait à noter, les généraux mécontents sont les mêmes qui sont soupçonnés de s'être enrichis en établissant un commerce d'armement lucratif au Vénézuéla. On les appelle les chiens de la guerre (los perros de la guerra). La plupart de ces généraux vivaient en effet de ces subsides. Leur mécontentement est provoqué par la décision du président Chavez de destiner beaucoup plus d'argent dans les programmes sociaux pour combattre la pauvreté, a expliqué Perez.

Dans sa déclaration au journal El Nacional, le ministre a dit que beaucoup de ces généraux se sont offusqués lorsque le mandataire national a dit "le nouvel armement ne sortira pas".

Jorge Carpeiro, commandant de la garnison militaire de Caracas, demande d'éloigner les forces armées nationales du débat politique, dénonçant les manoeuvres actuelles des partis de l'opposition qui incitent continuellement l'armée à intervenir contre le gouvernement.

D'un autre côté, devant la campagne de désobéissance fiscale et des pressions économiques lancées par le patronat ainsi que par l'opposition, les cercles Bolivariens ont fait un appel à la population, lui conseillant de ne pas se laisser tromper par la campagne du conseil du patronat contre les mesures économiques du gouvernement. Ils affirment que les mesures économiques établies par le gouvernement Chavez ne vont pas à l'encontre du peuple puisque la réalité est celle-ci:

1) Augmenter la IVA (sorte de TPS) de 14.5% à 15%. Il faut dire que la IVA ne s'applique pas aux produits de base comme le pain, la farine, le riz, le sel, le fromage, la viande, le poulet, le poisson, les pâtes et les produits de consommation de base et que celle-ci n'affecte en rien les 80% de pauvres du pays.

2) Augmenter le débit bancaire de 0.75% à 1%. Il faut dire que la taxe sur le débit bancaire s'adresse aux personnes qui retirent de leur compte de banque plus de 450 000 bolivars mensuellement, c'est à dire plus de 700$ canadien par mois, mais le peuple en général n'a pas cette somme dans son compte de banque. Il peut d'ailleurs attribuer le mérite de leur pauvreté extrême au Conseil du Patronat.

3) Ne garder que deux sortes de gazoline, la moins chère et la plus chère. Ainsi, chacun détient le libre arbitre d'acheter la gasoline de son choix selon ses moyens. Par contre, le prix restera le même pour les deux types d'essence, c'est à dire 25 cents canadiens pour le super et 15 cents canadiens pour l'essence de moindre qualité.

Comme on peut s'en rendre compte, le problème au Vénézuéla, c'est le fameux conseil du patronat (Fedecamara) qui veut continuer à étendre la pauvreté d'une manière égalitaire pour les classes pauvres, c'est à dire maintenir les plus démunis dans leur crasse, ne pas les instruire et assurer ainsi la domination de l'oligarchie locale pour des décennies. Il faut bien le dire, lorsque l'oligarchie domine le domaine politique durant plus de 40 ans, il est difficile de la déloger de là.

Les militaires honnêtes ainsi que le peuple Vénézuélien sont du côté de Chavez.

Fait à noter, le président Chavez se dit prêt à se soumettre à un référendum de révocation et ainsi se plier à la volonté populaire. Mais je crois que le peuple dira haut et fort au conseil du patronat que le président Chavez est là pour rester.

Je vous réfère à un excellent texte qui complète bien ce que je viens de traduire, en partie, du journal mexicain la Jornada.

http://www.lai-aib.org/lai/article_lai.phtml?section=A1ABBUDB&object_id=13967

Publié par Libertador de Conciencia le 26 juin 2002 à 10:19 PM Commentaires (0)