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George W. Bush (l'homme qui a volé les dernières élections aux États-Unis) aime ironiser (sans le savoir probablement). Malgré la façon dont il a dérobé la présidence du pays en l'an 2000, ça ne l'a pas empêché de déclarer, peu de temps après le coup d'état raté contre Hugo Chavez au Vénézuela (dans lequel tout semble indiquer que les Américains étaient impliqués), qu'il "faut parfois plus quÌune majorité de votes pour légitimiser un Président". Il sait de quoi il parle. Il a aussi remis en question dernièrement la légitimité du chef de l'Autorité Palestinienne, réclamant des élections libres et démocratiques en Palestine, ce à quoi Yasser Arafat a répondu en demandant des élections libres et démocratiques aux USA.
Suite à toutes les malversations comptables des derniers temps, qui ont mené aux scandales à répétition (Enron, WorldCom, Xerox, Merck, etc), le "Président" des États-Unis a prononcé hier un discours attendu sur "l'éthique corporative". Ce fût encore une célébration de l'ironie, puisque Georges W. Bush est aussi mal placé pour parler d'éthique corporative que de démocratie. Une histoire de délit d'initié revient le hanter ces jours-ci, datant de l'époque où il travaillait pour la corporation Harken Energy. Il ressort des manoeuvres frauduleuses auxquelles Doublevé s'est livré (et qui l'ont aidé à rejoindre le club de multi-millionaires) que la seule raison pour laquelle il ne fût pas inculpé est que Papa était Président des États-Unis à ce moment-là. Belle éthique.
Doublevé affirme tout d'abord prendre ces mesures dans le but de "rassurer les investisseurs". Les employés d'Enron dérobés de leur fond de pension et les 17 000 licenciés de WorldCom, nul besoin de les rassurer, ni la plupart des travailleurs américains à qui la même chose pourrait arriver la semaine prochaine. Non, c'est les investisseurs qu'il faut rassurer. Logique typique de la droite. De plus, lorsqu'il parle des nouvelles responsabilités des corporations, il ne parle que des livres-comptables ou à peu près. De responsabilités envers les actionnaires. Rien sur les responsabilités écologiques ou civiques de ces mêmes corporations envers les travailleurs et citoyens, négligées depuis si longtemps. Le crime corporatif est largement plus vaste que le simple trucage de comptes.
De plus en plus, les gens s'aperçoivent que la politique est corporative. Non seulement par les contributions des corporations distribuées également entre les Démocrates et les Républicains, mais aussi par le CV des "élus". Dick Cheney, président de Halliburton Industries de 1995 à 2000 (une compagnie pétrolière qui fait hypocritement des affaires avec des régimes comme l'Irak mais n'ose l'affirmer), vient aussi de se voir accusé d'avoir truqué les livres-comptables de la compagnie afin de gonfler les profits. Colin Powell siègant sur AOL au moment où le gouvernement a accepté la fusion avec Time Warner. John Ashcroft, l'Attorney General, a reçu de généreuses contributions de Microsoft, qui, pure coïncidence, n'est plus menacée d'être séparée en deux par la justice américaine.
Comment accorder une quelconque crédibilité à un gouvernement entièrement corrompu par l'argent des corporations?
Publié par Bob L'Aboyeur le 10 juillet 2002 à 11:33 PM
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