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Evo Morales est le candidat à la présidence de la Bolivie pour le Mouvement au Socialisme (MAS). "Ou ils nous donnent des solutions au Parlement, ou nous irons dans la rue" dit-il.
Evo Morales, né à Oruro, est l'actuel dirigeant de la Fédération du Tropique de Cocachamba. Candidat à la présidence pour le Mouvement du Socialisme, M. Morales propose de défaire le décret 21060 qui a imposé le néolibéralisme à la Bolivie en actualisant sa Loi sur la capitalisation qui donnait le droit au gouvernement d'Hugo Banzer de privatiser toutes les entreprises nationales. Morales est celui qui lutte pour la défense de la feuille de Coca, pour récupérer les ressources naturelles et les entreprises en faveur des Boliviens. Ce sont là ses promesses s'il parvient au pouvoir.
Après une réunion de deux jours avec tous les parlementaires élus du MAS, Evo Morales Ayma a réitéré qu'il ne chercherait pas à faire alliance avec quelque parti que ce soit, au cas où celui-ci arriverait deuxième et qu'il soit en mesure de former un gouvernement majoritaire. Il assure que s'il constitue l'opposition officielle, il fera la vie dure à Gonzalo Sanchez de Larozada ainsi qu'a tous les partis du modèle économique néolibéral. Ce n'est pas une décision d'Evo Morales, mais celle du peuple Bolivien signale t-il.
Aux dernières nouvelles, Evo Morales se présente au deuxième tour et peut même aspirer à la présidence du pays d'ici peu.
Bonne chance à Evo.
Un autre espoir dans le domaine politique est celui de Lucio Guttierez en Équateur. Lucio Gutierrez B. est Équatorien et il exerce la profession de Colonel dans l'armée équatorienne. C'est un membre actif qui a participé à la prise du congrès d'Équateur le 21 janvier 2000 pour dérouter le gouvernement corrompu de Jamil Mahuad.
Sa rebellion se fonde, selon sa propre conviction, à l'effet que les forces armées doivent servir aux intérêts de la patrie et du peuple et non au gouvernement. Il reprend les idées du général Sucre et de Simon Bolivar et se base sur ces deux grands penseurs pour redonner vie à l'Équateur.
Comme Hugo Chavez au Vénézuéla, le Colonel Guttierez préfère transiter par les chemins qu'ont ouvert les libérateurs, il préfère être solidaire aux demandes du peuple qui réclame justice pour tous. Fait à noter dans l'histoire de la libération latino américaine : le préféré de Simon Bolivar était le général Sucre... L'un était Vénézuélien et l'autre Équatorien. L'histoire se répète t-elle encore ajourd'hui avec Chavez et Gutierrez?
Guttierez voudrait suivre les traces de Chavez dans le domaine politique, le seul hic, c'est qu'il méprise les riches qu'il promet bien de mettre au pas s'il est élu et en ce qui concerne les soldats américains établis en Équateur, ils devront partir advenant son élection... La base américaine sera évacuée dans les plus brefs délais....
Pas question de se mêler du conflict colombien a souligné Guttierez, les américains devront partir coûte que coûte ...
La montée de la gauche se fait également voir au Brésil en la personne de Lula Da Silva, ex-ouvrier dans le domaine de la métallurgie et syndicaliste incendiaire des années 70. Sous le titre "La rupture nécessaire", le programme politique de Lula da Silva impliquera la rupture avec l'actuel modèle économique néolibéral du gouvernement Cardoso au Brésil, politique économique qui était fondée sur l'ouverture et la "dérèglementation radicale de l'économie nationale".
Le programme politique du parti des travailleurs brésiliens dont est issu Lula Da Silva critique le modèle économique néolibéral, l'idée de l'État minimal considérant que les privatisations fûrent uniquement le fait d'un grand commerce. Lui et son parti anticipent un changement radical dans la politique économique du pays. Lula Da Silva soutient qu'il respectera les accords internationaux signés par les gouvernements précédents, mais souligne qu'il ne se fera pas le pantin du FMI et que si la dette devenait un problème ainsi que leurs relations avec le FMI, il cesserait les paiements de la dette extérieure pour le bien des Brésiliens. Les financiers commencent à en avoir peur. Et le célèbre journal "El pais" d'Espagne, ce même journal qui, depuis plusieurs années tyrannise Chavez, commence à tyraniser Lula Da Silva.
Un mot reste à dire sur Chavez, l'initiateur de ce grand mouvement....
Le 11 juillet dernier, les membres de l'opposition ont essayé de renverser le gouvernement mais n'ont pas pu ... les gens n'ont pas embarqués dans la magouille. Le Nacional et l'Universal, les principaux journaux du pays, ont donné leurs exemplaires du samedi pour promouvoir la manifestation, mais rien ne s'est passé, zéro.
Au contraire, un boycott de ces deux médias d'information est présentement à l'oeuvre. Le El nacional et l'Universal sont au bord du gouffre et entraînent avec eux les chaînes de radio et de télévision qui ont manifesté leur joie lors du coup d'état d'avril dernier... Même l'ex président américain Jimmy Carter dit que l'opposition est ridicule et que le président Vénézuélien ne peut discuter avec de telles personnes...
Je lève mon chapeau devant tous les Vénézuéliens qui se montrent solidaires du Président qu'ils ont élu et se montrent, par le fait même, les défenseurs de la démocratie.
Publié par Libertador de Conciencia le 13 juillet 2002 à 05:53 PM
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