Le baillon d'Angelil

On ne tarit pas de commentaires sur le nouveau cas de baillon imposé aux médias québécois par René Angelil, suite à la parodie de la chanson "I'm alive" (tranformée en "A m'énarve") par le duo d'humoristes les Grandes Gueules. Alors que tous les éditorialistes de la province s'apitoyaient sur la liberté d'expression brimée du pauvre tortionnaire Netanyahou en début de semaine, combien dénoncent aussi vigoureusement cet acte de censure qui n'a pas sa place dans une société soi-disant démocratique? Est-il normal qu'un gérant d'artiste (aussi riche et chauve soit-il) puisse ainsi museler la caricature? Je ne crois pas.

Je ne suis pas propriétaire d'une station de radio, mais je crois qu'un geste de protestation orchestré s'impose. Lançons-leur un appel. Puisque les chansons de Céliiiiiiiine sont des parodies en soi, pourquoi ne pas les retirer des ondes en bloc? Ce geste comporterait trois bienfaits:

1) remettre ce boss des bécosses à sa place

2) protester contre sa censure éhontée de façon tout à fait légale et appropriée

3) épargner nos pauvres oreilles meurtries des vagissements insignifiants de sa protégée...

Je ne vois que du positif là-dedans...

PS: Note pour monsieur Angélil: Vous pouvez aussi traîner La Tribu du Verbe en cour, nous avons besoin de publicité bien plus que CKMF. Si vous voulez des preuves que nous rions de vous et de Céliiiiiine, lire ceci, ceci, ceci et ceci...

Publié par Bob L'Aboyeur le 13 septembre 2002 à 01:05 PM TrackBack Commentaires (8)