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Lu dans le Matinternet d'aujourd'hui:
"Mario Dumont lui a demandé et il a dit oui ! Le numéro un de Canam Manac, Marcel Dutil, a ainsi accepté le poste de président de la campagne de financement de líAction démocratique du Québec qui se déroulera cet automne. Díailleurs, la présence de Dutil dans líentourage de Dumont, qui était de passage à Toronto ce lundi, a fait que de nombreux autres hommes díaffaires accompagnaient le chef adéquiste dans la ville Reine alors quíil y prononçait un discours devant le Canadian Club. Ainsi, Pierre Michaud de Provigo et Léon Courville de la Banque nationale étaient de la partie. On ne rit plus. Mario Dumont est maintenant dans les ligues majeures."
Enfin, dans les ligues majeures...
Évidemment, si "ligues majeures" signifie avoir un agenda politique déterminé
par un groupe sélect d'intérêts privés, "ligues mineures" doit très certainement vouloir dire avoir un agenda qui se base sur l'intérêt collectif et le bien commun.
Si vous lisez ce texte du Devoir datant du 13 juillet dernier, vous constaterez par vous-même que les ficelles de Marionette l'adéquiste sont bel et bien manipulées.
Voyons voir.
"Le comité Courville est un comité informel de gens d'affaires qui n'a pas de rôle à jouer dans le financement du parti en vue des prochaines élections mais qui agit plutôt au niveau des ´idéesª et du programme, a-t-on indiqué à l'ADQ."
Beau p'tit menteur le Mario, puisqu'aujourd'hui on apprend que ce comité aura effectivement un rôle à jouer dans le financement du parti. Pire: cet avoeu nous confirme que c'est le milieu des affaires qui détermine le programme de l'ADQ. Oui, appellez-le Mario, Marionnette.
Et puis, "Mario Dumont s'abreuve à d'autres sources néolibérales. Il consulte l'Institut économique de Montréal (IEDM), un think tank financé par le secteur privé préconisant la levée du contrôle des loyers pour résoudre la pénurie actuelle de logements, l'introduction de la médecine à deux vitesses tout en maintenant, toutefois, l'universalité des soins, la réduction de la taille de l'État, l'impôt à taux unique et les bons en éducation. "
Si vous ne connaissez pas l'Institut économique de Montréal (IEDM), ce think tank aux idées canons, sachez d'abord qu'Hélène Desmarais fait partie du conseil d'administration (et oui, encore la famille Desmarais), et que cet organisme possède le "statut d'organisme de charité". Bien sûr, car comme il est écrit sur leur site, "líInstitut économique de Montréal est un institut de recherche et díéducation indépendant, non partisan et sans but lucratif." Soyons charitables, mesdames messieurs, ce sont de pauvres riches qui, du reste, font toujours la file au bureau du BS.
*Petite note: l'IEDM et le Conseil du Patronat souhaitent abolir les subventions directes aux entreprises. Super. Sauf qu'ils exigent des gouvernements d'autres réductions d'impôt pour les entreprises (quand elles en paient), et exigent que soient abolies les taxes sur le capital. En terme économique on appelle cela des "subventions indirectes". Elle sont indirectes, mais ça reste des subventions quand même. Dans mes termes, c'est de l'argent détourné insidieusement.
De plus, plusieurs membres de l'administration de l'IEDM ont écrit dans le zine
libertarien, Le Québécois Libre.
Un de ceux-là, Pierre Desrochers, le directeur de recherches à l'IEDM a écrit un superbe texte le 28 avril 2001.
Le titre: Pour le droit au travail des enfants du tiers-monde.
SVP, faites attention pour ne pas tomber au bas de votre chaise, voici quelques
phrases tirées de son texte :
"Je préfère pour ma part m'en remettre à des acteurs ayant fait leurs preuves pour améliorer de façon considérable le sort de millions de bambins du Tiers-Monde: les entreprises multinationales et leurs sous-traitants."
"La meilleure façon d'utiliser votre argent pour améliorer le sort des enfants du Tiers-Monde, chers lecteurs, n'est pas d'engraisser encore une fois la bureaucratie onusienne et l'industrie de la pauvreté internationale, mais bien plutôt d'acheter le plus grand nombre possible de produits manufacturés en provenance d'économies sous-développées."
Je crois que je vais me censurer, car je risque fort de m'emporter et de le sous-traiter de débile mental très lourd.
Je pourrais tout autant mentionner que le Québécois Libre défend le port d'armes, qu'il défend les idées de l'Alliance Canadienne, et qu'ils ont également déjà défendu à plusieurs reprises le néo-fasciste autrichien Joerg Haider. Mais j'avoue souhaiter ne pas trop m'éterniser sur ces saloperies. Le Marché libre et sans contrainte est un Dieu, Haider ira au Ciel, faudra lui pardonner ses erreurs de parcours...
Pour continuer avec le texte du Devoir et l'IEDM, voyons ce que Michel Kelly-Gagnon, directeur-administratif, a à raconter concernant l'ADQ:
"Les gens d'affaires restent prudents, a souligné M. Kelly-Gagnon. Il y a un risque pour ces personnes-là. Celui d'appuyer le mauvais cheval et d'en subir les conséquences commerciales par la suite dans leurs relations avec le gouvernement. "
Cela veut-il dire que quelques entreprises risquent d'être favorisées quand viendra le temps de faire des cadeaux? Tss tss...ça regarde mal pour Mario.
Pour finir, laissons parler les maux de la bouche de M.Kelly-Gagnon:
"Même si au Québec seuls les individus, en principe, peuvent contribuer au financement des partis politiques, c'est un secret de Polichinelle que les entreprises versent à leurs cadres supérieurs, sous forme de bonus, les sommes qu'elles entendent consentir aux formations politiques. Il y a deux sortes d'argent. Il y a ce que j'appelle l'argent d'influence et il y a l'argent idéologique. L'ADQ ne lèvera le nez ni sur l'un ni sur l'autre.
Allez mes ami-e-s, votez pour Mario.
Les profits viendront pour eux et les profiteurs viendront pour nous.
Publié par Tartagnan le 24 septembre 2002 à 05:10 PM
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