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Depuis quelques années, les forces policières qui doivent assurer la "sécurité" des différents Sommets sur la mondialisation utilisent beaucoup les lacrymogènes et le poivre de cayenne pour endiguer les manifestants. À Québec, lors du Sommet des Amériques d'avril 2001, quelques 5000 bombes lacrymo ont été utilisées en moins de trois jours. C'est tout dire.
Le problème majeur que comporte cette pratique est qu'une dose de poivre de cayenne ou une lacrymo en pleine gueule a tendance à choquer davantage un militant déjà (légitimement) enragé contre ces barrières policières qui empêchent les citoyens de prendre part aux débats sur notre sort collectif. Comment calmer tous ces activistes qui crient des slogans et tentent de faire tomber les clôtures?
Le Pentagosse a mandaté plusieurs chercheurs afin de trouver une façon de vaporiser des calmants (des valiums, par exemple) sur des grandes surfaces lors de situations de contrôle de masse, afin de rendre tous ces activistes heureux et sereins devant l'adversité. Ils appellent ça des chemicals peacemakers. Ces recherches se font en violation de tous les traités internationaux sur le développement d'armes chimiques, au moment même où les USA reprochent à l'Irak de ne pas respecter ces traités.
Un coup parti, pourquoi ne pas carrément vaporiser du prozac ou du lithium lors des manifestations? Voilà une belle façon démocratique de créer le consensus...
Publié par Bob L'Aboyeur le 26 septembre 2002 à 02:00 PM
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