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Après avoir vu Mario Dumont à l'oeuvre lors de 3 entrevues de genre assez différents dans la dernière huitaine (Droit de Parole, Arcand et Le Point ce soir), force nous est de constater plusieurs choses sur le "style Dumont" et de lancer par la même occasion un défi aux membres de la FPJQ.
1) Mario est incapable de dire le mot "OUI" ou le mot "NON", peu importe la simplicité de la question ou le nombre de fois qu'elle lui est posée. Sans doute est-il tellement traumatisé par les "vieux discours antagonistes entre fédéralistes et souverainistes" que ces deux simples mots (si pratiques habituellement pour répondre à des questions) sont complètement proscrits de son vocabulaire. À moins que ce ne soit l'influence directe de Robert Bourassa? Pour une personne qui se targue de "nouveauté" dans sa façon d'aborder la politique, ses réponses évasives démontrent plutôt comment Mario a bien assimilé la connerie politique de ses aînés, l'art d'esquiver une question sans jamais vraiment y répondre. À preuve, lorsque Stéphan Bureau au Point lui demande s'il a déjà menti lors de sa carrière, Mario réponds que "ne pas révéler des faits qui sont de nature confidentielle n'est pas mentir". Peut-être, mais on ne peut pas dire que ce soit très honnête non plus.
2) Mario répète toujours les mêmes réponses préparées d'avance. Si on le questionne sur le taux unique d'imposition, il dira qu'il veut "simplifier l'impôt", qu'il "veut que le citoyen moyen n'aie pas besoin de comptable pour faire son rapport d'impôt". Si on le questionne sur la santé, il répondra qu'il ne "veut pas privatiser la santé, mais bien additionner l'apport du privé au système de santé". D'ailleurs, chose pratique pour lui, les journalistes le questionnent toujours sur les mêmes sujets, santé-taux unique-privatisation-sécurité d'emploi. Quel journaliste osera lui demander ce qu'il pense de l'accord de Kyoto, de la ZLÉA, de l'entente du PQ avec les Innus, du logement social, des agissements de la Caisse de Dépôt et du Fonds de Solidarité, de l'usine Magnola, de la concentration de la presse, du virage à droite, de n'importe quel autre sujet auquel Mario n'aurait pas une réponse toute faite? Faites preuve d'originalité dans vos questions, que diable! Surprenez-le un peu!
3) Mario n'aime pas les chiffres. Si l'on retrouve ses bulletins scolaires, je suis persuadé qu'on pourra constater qu'il avait de la difficulté en mathématiques. Dès qu'un journaliste lui demande de chiffrer ses politiques, de nommer le taux d'imposition unique ou d'appuyer ses affirmations avec des chiffres, il sourit et réponds qu'il ne "chiffrera pas" ses promesses ni n'étoffera ses arguments de statistiques ou de prévisions budgétaires, que l'ADQ propose "un débat de principes et pas une guerre de chiffres". Je n'ai pas non plus la bosse des finances, mais n'est-il pas légitime qu'on demande à une personne qui aspire à diriger le Québec qu'il s'appuie sur un programme concret, chiffres à l'appui?
La Tribu du Verbe lance donc un défi à tous les journalistes du Québec. La première personne qui réussira à faire dire un chiffre à Mario en entrevue, n'importe lequel (même si il faut lui demander de choisir de 1 à 100 ou le nombre de ses enfants) se méritera le titre prestigieux de meilleur interrogateur du Québec. Nous vous remettrons une plaque honorifique immortalisant l'honneur.
Publié par Bob L'Aboyeur le 08 octobre 2002 à 12:13 AM
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