Le grand merdier international

Nous avons reçu ce texte de Stéphane Périgny. Il nous fait plaisir de le publier sur cette tribune ouverte à tous et toutes. Comme d'habitude, nous vous invitons à nous envoyer vos textes.

Le Grand Merdier International

Je me sens si petit dans ce monde dévasté par la terreur díune guerre sanglante, pris en otage par la volonté seule díun homme nommé Bush. Pour une histoire de famille, le président Bush veut venger son père en envoyant des milliers de soldats à la mort pour tuer le satanique Saddam Hussein, terrible démon de líIrak. Le président Bush voudra sûrement continuer dans la même voie car les guerres font rouler líéconomie et pour pallier à toutes ses promesses électorales, il doit se renflouer en richesse. Peu importe comment il síy prend, cet homme nía que peu de morale pour accomplir ses ignominies. Je ne suis (et vous aussi) quíune marionnette cherchant à vivre et à gagner son pain tandis que là-haut, on nous mange la laine sur le dos. Jíimagine des fois líimpression que les fourmis doivent avoir lorsque des géants décident de détruire leur habitat pour se construire un centre commercial. On va me dire que jíexagère mais ce níest quíune simple allusion au fait de se sentir si petit et impuissant face à ce qui se passe dans le monde.

Je me rend de plus en plus compte de comment peut être líhumain et à quel point son opinion dans notre monde díaujourdíhui est individualiste. La place se fait rare pour la collectivité et le respect des autres dans le royaume du je-míen-foutisme et du moi en premier. Si quelquíun peut síenrichir sur le dos de quelquíun díautre, il y accourt sans problème. Bien sûr, la cause de tout ce grand cham barras est le capitalisme si cher aux gens. Je deviens pessimiste à la vue de personnes qui manquent de respect et díincidents malheureux qui se produisent pour des pacotilles. Des conversations que jíai pu avoir, je constate que nous vivons dans un monde violent où il níy a pas de place pour les sentiments et les vraies valeurs. Pourquoi sommes nous si violent ? Quel être aurait pu créer une race comme la nôtre ? Je deviens fatigué de me poser ces questions et jíessai de continuer mon combat du mieux que je peux. Un combat contre moi-même et contre les autres.

Vers quel avenir nous dirigeons nous ? Jíentrevois un immense nuage noir qui obscurcit le paysageÖ un cul-de-sac sans retour. Une impasse où il sera extrêmement ardu de rebrousser chemin et díeffacer les séquelles du passé. Je me demande comment nous allons nous y prendre lorsque ce temps sera à nos portes. Nous nous dirigeons vers un avenir dévasté inconsciemment ? Nous ne sommes pas aussi bête pourtant car nous avons une très haute capacité de construire quelque chose de bien pour nos enfants et leurs descendances. Je crois fermement à líidée que beaucoup de gens ont encore de bonnes valeurs en ce bas monde et cíest pourquoi je continue de míaccrocher au mince espoir qui habite ma malheureuse coquille de chair. Tous ces gens que je viens de nommer, et tous ceux qui se sentent visé, nous devons impérativement se regrouper et partager nos visions des choses avec les bornés. Il faut comprendre que le capitalisme est bien entendus le pire ennemi de tous ce quíon pourra entreprendre. Le capitalisme est un cercle vicieux qui nous fait tourner en rond sans arrêt et si facilement ; voilà, pendant trois années le roulement économique roule à plein régime et on nous cesse de nous dire que líéconomie est à son meilleur. Puis il arrive quelques incidents industriels et commercial, des usines et des commerces font faillite, signe typique díun système capitaliste où seuls les plus riches ou les plus rusés survivent. Puis quelques années plus tard, après de bonnes périodes et de creuses périodes, le crash économique survient. Les gens en souffrent pendant quelques mois ou plus tout dépendant de la nature de la crise et après, on recommence de plus belle. Les plus beaux parleurs de la politique se manifestent avec leurs promesses qui síenvolent à tous rompre. Ils disent avoir trouvé la solution mais sont incapable díadmettre que la cause de tous ces problèmes est le capitalisme. On recommence à spéculer dans le monde de la finance et líéconomie fonctionne à merveille selon nos experts financiers. De toute façon, il ne faut surtout pas alarmer les gens car cela risquerait de provoquer un autre désastre économique s'ils décidaient de boycotter la bourse. Telle est la réalité de notre triste monde.

Líessence même de la destruction de líamitié et du partage est carrément bafouée par le monstre industriel moderne. Toujours de plus en plus díargent pour faire concurrence à líennemi qui le commerçant díen face. Il ne doit pas survivre car si lui reste, moi jíy passe. Ah quelle belle pensée ! La haine, la jalousie et líavarice sont tous des sentiments alimentés par le moteur capitaliste que les riches de ce monde font tourner à haute vitesse car sinon il perdraient des bénéfices et ne pourraient plus survivre dans le terrible monde de la business. Analysez la plupart des bagarres qui se produisent de nos jours et vous aller remarquer quíelle découlent toutes de problèmes reliés à líargent, la jalousie ou à la société actuelle. Cessons díappuyer un système qui nous exploite et opprime nos meilleurs sentiments.

Nous avons la force tous ensemble de parvenir à un système meilleur qui serait axé sur le partage et líamitié, ainsi que la coopération entre nous tous. Regroupons nous et bâtissons un monde à notre image, un monde où il fera bon vivre et où les enfants pourront grandir en toute quiétude. Je rêve à ce jour et cíest un projet comme le journal de rue La Galère, qui est líun des acteurs qui síinvestit le plus dans la diffusion des idées du peuple, et le Centre multiservices de Trois-Rivières, une endroit où on offre une place aux gens de la rue et aux pauvres, qui est entièrement réalisable. Et puis venez donc nous visiter et apporter nous vos idées, faites nous part de vos projets. Nous essayons díoffrir une meilleure qualité de vie aux gens et on a besoin de vous. On vous attend et la prochaine !

Publié par La Tribu du Verbe le 18 octobre 2002 à 11:31 AM TrackBack Commentaires (0)