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Je n'ai jamais compris l'admiration béate que plusieurs portent à Rudy Giuliani, maire de New York au moment des événements du 11 septembre. Certains le voient comme un candidat potentiel à la présidence du pays. Times en a même fait son homme de l'année 2001(?!?). Ce millionaire controversé est subitement devenu un "homme du peuple" parce qu'il a marché dans les rues dévastées avec les médias après les attentats et a demandé à ses électeurs "d'aller magasiner" quelques jours plus tard. So what? Bien sûr c'était plus brave que Doublevé, qui est resté dans les airs à bord de Air Force One pendant quelques heures avant d'oser atterrir en sol américain. Mais est-ce une raison suffisante pour qualifier l'ex-maire d'héroïque et débourser de fortes sommes pour l'entendre prononcer des conférences sur le "leadershit en temps de crise" ?
Dans un livre paru cette semaine (dont le titre pompeux est justement "Leadership"), Giuliani révèle que le 14 septembre 2001, le Président Doublevé lui aurait demandé quelle faveur il pouvait bien rendre au maire. Giuliani aurait répondu:
"If you catch this guy Bin Laden, I would like to be the one to execute him... I am sure he thought I was just speaking rhetorically, but I was serious".
Rudy se chercherait-il un emploi de bourreau? Comment affirmer fièrement de telles stupidités (qui plus est, les publier sur papier)? Comment pouvait-il savoir que Ben Laden était coupable 3 jours après les attentats? De quelles preuves disposait-il? Je n'ai toujours pas vu une seule preuve concrète impliquant Ben Laden dans ces attentats, treize mois plus tard... Belle façon d'appliquer la justice...
Finalement, comme Ari Fleischer (un autre assoiffé de sang) a déclaré hier que "l'assassinat de Saddam Hussein coûterait moins cher qu'une guerre", pourquoi ne pas envoyer Giuliani en Irak puisqu'il semble désirer si ardemment le poste de bourreau d'honneur?
Publié par Bob L'Aboyeur le 02 octobre 2002 à 12:41 PM
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