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Docteur la Mort ou líincarnation nazie des temps modernes
´ Les blancs peuvent aujourdíhui dire : je ne savais pas. Mais ils ne pourront jamais dire à nouveau : cela nía pas eu lieu. ª Un des ministres du Congrès national africain (ANC)
La stratégie empruntée par le gouvernement de líapartheid dans les années 80 fut disons, assez effroyable. Le Freedom Front, organisation politique de droite prônant líétablissement díun territoire afrikaner en Afrique, voyait en Nelson Mandela et sa démocratie une véritable menace pour le poids politique de la communauté afrikaner. Les dirigeants du Freedom Front décidèrent díemployer la manière forte afin de contrecarrer les votes noirs. Quand on dit forte, on peut amplement en exagérer le sens. Le gouvernement raciste mit sur pied une unité spéciale chargée du Chemical and Biological Warfare. Nom de code : Project Coast. Le général Constand Viljoen, responsable de la Défense sud-africaine et líun des leaders du FF, fut celui qui entérina le projet. Viljoen était proche du fasciste Jean-Marie Le Pen, chef du Front National , de qui il avait adopté sa politique frontiste. Il chargea le docteur Wouter Basson, líabominable Docteur la Mort, de líexpansion du projet. Celui-ci avança líidée que moins il y aura de noirs, moins il y aura de votes noirs et que cela représentait la clé du succès. On ignore à ce jour, combien de personnes ont péri dans ces expériences.
On injecta des dizaines de millions de francs dans le développement díun laboratoire militaire technologiquement suréquipé près de Pretoria, à Roodeplaat. On déclenche des recherches ultra-secrete pour concevoir une molécule mortelle, sensible à la mélanine qui pigmente la peau des noirs. Une arme destructive pour exterminer la population noire. On étudiait aussi la possibilité díintroduire des virus parmi la communauté noire. Pire, malgré les nombreuses signatures de traités de non-prolifération biochimique ou líembargo du régime díapartheid, plusieurs pays tels que les États-Unis, líAngleterre, Israël, la Suisse, la France mais aussi líIrak et la Libye, contribuèrent généreusement à ce projet.. On peut se demander à quoi servent les traités quíon nous fait avaler. Le Dr. Basson prévoyait la diffusion díanthrax, de choléra, de culture botuliques, de cyanure, díaldikarb, de thallium, de paroxon et díun lacrymogène extrêmement puissant. On voulait aussi trouver un moyen de stériliser en masse les femmes noires. Il distribuait beaucoup de drogue dans les centres-villes, telles que líecstasy et le mandrax.
Wouter Basson était médecin dans líarmée et général de brigade. Il était bien connu dans les cercles étrangers et de nombreux pays avait bénéficié de ses conseils. Il était aussi le médecin particulier de Pieter Botha, leader politique sud-africain. En 1981, il avait participé à une conférence restreinte sur la guerre biologique et chimique à San Antonio aux Etats-Unis. Il se rendit ensuite en visite officielle à Taïwan, en Israël, en Allemagne et en Croatie. Il acquit de nombreuses informations auprès de chercheurs britanniques, américains et canadiens. Il conçut de la lessive en poudre explosive, des canettes de bière au thallium (un poison à base de mercure), des chocolats au cyanure, un tournevis au manche piégé díune substance létale injectable. Il était aussi un spécialiste de líanthrax et fabriquait des enveloppes enduites de ce virus !! Est-ce que ça vous rappelle une histoire qui vient se passer voilà peu de temps aux États-Unis ? Il fabriquait des cigarettes à líanthrax pour inoculer le virus par la voie pulmonaire de ses victimes. Ses expérimentations sont aussi ignobles que celles effectués par les médecins nazis durant la seconde guerre mondiale.
Ses activités ne furent découvertes quíen 1998, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (CVR) procédèrent à une enquête sur les méthodes utilisées par le régime de líapartheid. On accusa Wouter Basson de meurtre, díescroquerie et de trafic de drogue. Cíest pendant les auditions de la Commission que plusieurs anciens membres des forces spéciales du régime díapartheid ont avouées avoir contribué à la propagation des objets fabriqués par le docteur Basson. Il fût accusé de 46 chefs díaccusations devant la Haute Cour de Pretoria par les représentant de la CVR, dont le président Desmond Tutu, chef de líÉglise anglicane et archevêque du Cap de 1986 à 1996 ; Me Dumisa Ntsebeza avocate sud-africaine des droits humains et responsable des enquêtes ; le docteur Fazel Randera, inspecteur général des services secrets sud-africain et Mme Wendy Orr, le médecin légiste de Port-Elisabeth qui déclara aux autorité líusage de la torture par la police. Le docteur Basson et ses 4 avocats afrikaners mentirent à répétition devant le juge Willie Hartzenberg, un ancien juge du régime de líapartheid qui favorisait líaccusé Wouter Basson selon les avocats de la défense. Ce procès est une preuve immanquable de la justice qui fut bafouée à la vue de tous.
Durant tous le procès, Wouter ne cessera de dire que son travail effectué en Afrique du Sud níétait que pour endiguer la vague du communisme. Pendant líemprisonnement de M.Mandela, on líaccuse díavoir cherché à líempoisonner mais il se défendit en disant quíil ne cherchait quíà le protéger des supposés attaques des membre de líANC , qui níaimait pas Mandela. La CVR rendit un rapport de cinq volumes de plus de trois milles pages sur les audiences qui se sont tenus pendant deux ans. Ce rapport, qui fût rendu public, y décrivait toute la barbarie des actes posés par ces hommes. Il y avait dans ce rapport, une page concernant M.Frederik De Klerk, un des personnages clé de líApartheid et leader du Parti national de 1989 à 1997. Cette page fut retirée in extremis suite à la demande de M. De Klerk et on déclara statuer sur son cas plus tard. Le colonel De Kock, responsable de líancienne police secrète sud-africaine, a dévoilé que M. De Klerk avait donné líordre de lancer un raid au Transkei en 1993 où cinq adolescents âgés de 12 à 19 ans avaient péri dans une maison considérée comme une cache des combattants du Congrès panafricain . Pendant que M. De Klerk négociait avec les anti-apartheids, il ordonnait des actions secrètes contre eux. Il líavait dit pourtant : jamais il ne négocierait son pouvoir.
La menace communiste brandit par le Dr. Basson cachait en réalité une véritable obsession raciale. Il était bien pratique pendant la guerre froide de faire passer ça sur le dos des communistes mais après le contexte de cette guerre, ça níavait plus aucun sens. Au chapitre de líéconomie, les dirigeants de líapartheid peuvent se vanter díavoir gagné le monde des affaires. En Afrique du Sud, on recensait des records díinégalité : 20% de la population possédait 75% des richesses. Líapartheid à contribué largement au fossé entre riche et pauvre.
Le 12 avril 2002, le Dr.Wouter Basson est acquitté par le juge Hartzenberg et Desmond Tutu parle díun ´ jour sombre pour líAfrique ª. Durant líenquête, trois cd-rom du Dr. (compilation faite de ses expériences) disparurent subitement. Aujourdíhui, Wouter Basson travaille toujours pour le ministère de la défense et pis, il est cardiologue à líHôpital Académique de Prétoria.
Ce procès peut-être considéré comme une vraie farce. Le sens de la justice nía ici aucune valeur morale. Pire encore, aucun pays accusé díavoir participé à ces expériences níont voulu présenter la moindre excuse ou dédommagement. Quíest tíil arrivé avec tout líarsenal chimique qui avait été développé ? De plus le principal instigateur de ce projet est encore un membre de líarmée sud-africaine ! Et tous les traités de non-prolifération des armes nucléaire quíon nous balance à grand coup díencre ne sont nulle autre quíun façade pour abriter la vérité. Il serait urgent de mettre sur pied une commission internationale indépendant afin de trouver ces stocks díarmes chimiques. Les séquelles provoquées par cette guerre atroce se prouveront de génération en génération, La ségrégation raciale et líapartheid peut maintenant être classé dans le livre noir des crimes contre líhumanité où figure ceux perpétré par líAllemagne nazi.
Publié par Stéphane Périgny le 23 décembre 2002 à 02:09 PM
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