![]() |
![]() |
|


N'étant ni catholique ni capitaliste, la fête de Noël me laisserait somme toute assez indifférent si ce n'était de l'agression permanente des chansons insipides qu'on bombarde à chaque coin de rue, des lumières qui illuminent les demeures à outrance comme des odes au gaspillage, et de cette association pernicieuse qui se fait dès le plus jeune âge entre matérialisme et affection. Et après, on se demande pourquoi les gens se réconfortent en achetant des objets de plus en plus dispendieux afin de combler un vide affectif qui ne se remplit jamais. Comme dans la publicité de Future Slut, achète-moi une télé plasma de 4500$ et je te dirais "je t'aime".
Pourtant, même pour ceux et celles qui croient en l'existence du Ti-Jésus (dont cette fête est censée représenter l'anniversaire), la récupération commerciale de l'événement dépasse les bornes. Pour protester, Chili Ciluaga, un homme de l'Idaho, a trouvé le symbole parfait pour la Noël du 21ième siècle: un Père Noël crucifié. Il affirme avoir eu l'illumination alors qu'il regardait un (cent millionième) message publicitaire de Noël à la télé.
Il est passé de l'idée aux actes, en crucifiant un Père Noël grandeur nature sur son terrain (voir photo). Étrangement, c'est son symbole qui dérange davantage les gens que le commercialisme éhonté de la fête. Les résidents du quartier ont porté plainte, affirmant qu'ils ne savent que répondre aux enfants qui leur demandent pourquoi le Père Noël est ainsi cloué sur un crucifix.
Tant qu'à mettre des décorations de Noël, en voici une qui, enfin, est pertinente.
Publié par Bob L'Aboyeur le 22 décembre 2002 à 02:18 PM
TrackBack
Commentaires (8)