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Des manifestants cocaleros (cultivateurs de coca) ont paralysé hier, ainsi que pour 4 jours consécutifs, la route principale de Bolivie. Le président a demandé des négociations avec leur leader Evo Morales, chef de líopposition de gauche et défenseur des agriculteurs cultivant la coca.
Depuis 4 jours, les piquets cocaleros paralysent la principale route commerciale de Bolivie. La route traverse un antique centre de distribution de cocaïne qui est maintenant occupé par les militaires et par des milliers de cultivateurs de coca contrôlés par Evo Morales. Ils ne sont plus que 5 ou 6 à la fermeture de la nouvelle, des cultivateurs sont morts dans les affrontements avec la police et líarmée, et 13 díentre eux sont morts par accident reliés à la répression et au blocage de route. Le président a proposé aux cultivateurs de coca de se retirer en échange du retrait de ses troupes militaire de líÉtat de Chapare et a donné 15 heures aux manifestants pour síexécuter. Mais le chef de líopposition Evo Morales síest opposé à cet accord quíil a qualifié de démagogique.
Le président a convoqué Évo Morales à une réunion à 6 heures (heure de Bolivie) dans la ville de Cochabamba pour recommencer les négociations qui ont débutées en septembre dernier et níont rien donné.
Mais les cultivateurs de coca ne veulent pas lever les barricades. Selon le leader du mouvement cocalero et député du Mas (mouvement socialiste) Evo morales, la proposition de Sanchez Lozada est une tromperie démagogique rien de moins. Morales affirme quíil est impossible que le gouvernement retire en quelques heures ses troupes puisque celles-ci ont pris une semaine à arriver à Chapare lían passé. Morales est allé au deuxième tour des élections boliviennes, mais Lozada lía emporté grâce à un jeu díalliance entre les partis. Hier, Evo morales a accusé le gouvernement de Sanchez de Lozada de distraire líopinion publique puisquíil est en train de se préparer à déclarer líétat díurgence. ´ Moi, Evo Morales, déclare-t-il, jíaffirme que ce que nous avons comme gouvernement níest rien de moins quíun gouvernement dictatorial et quíil est maintenant pressant de le faire tomber ".
Morales a accepté de se réunir en compagnie du président à Cocachamba, à 450 km de La Paz, à condition que celui-ci garantisse la sécurité de tous les chefs dans tous les secteurs. Le blocage de route sera levé à condition quíil y ait des résultats favorables pour tous, a-t-il ajouté.
Le mouvement Cocalero demande non seulement la plantation de coca mais la lutte pour que le pétrole de Bolivie ne soit pas envoyé au Chili et par la suite acheminé aux États-Unis. Il réclame que la Bolivie ne signe, sous aucun prétexte, la ZLEA. Entre 1997 et 2002 les gouvernements successifs díHugo Banzer et de Jorge Quiroga ont éléminé plus de 60 000 hectares de coca illégale dans líÉtat de Chapare, la zone qui maintenait les petits cultivateurs dirigés par Evo Morales en lutte pour le droit à la culture de la coca.
Les 4 jours de blocage de la route ont couté la vie à 18 personnes, principalement en raison de la répression armée et des accidents liés à líoccupation militaire.
Cinq petits cultivateurs sont morts, ainsi que 7 voyageurs et 6 vieillards qui prenaient part à la manifestation qui, mercredi passé, a été démantelée par la très délicate force policière de líÉtat de Chapare. Selon le bureau des droits humains en Bolivie, des dizaines de petits cultivateurs de coca sont maintenant détenus par le gouvernement bolivien.
RDI níen a pas parlé!!! A défaut díêtre un organisme de désinformation, ils sont maintenant un outil de non-information. Quant à RDI, TVA, TQS peuvent-ils, comme tout le monde, lire des nouvelles sur Internet??? Cíest à croire quíils vont au plus facile pour se procurer líinformation : líAgence ReutersÖ rien de moins.
Information véritable? Oui ! Désinformation, manipulation médiatique et ignorance crasse? Non merci !
Publié par Libertador de Conciencia le 28 janvier 2003 à 09:39 PM
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