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Le gouvernement vénézuélien introduira une loi pour contrer la fuite de capitaux.
Le President Chavez, dans un discours tenu dimanche le 26 janvier à Porto Alegre au Brésil, a résumé devant les participants au forum, líétat de la situation que vit son pays et son intention dans les prochains jours, díétablir au Vénézuéla, la version latino de la taxe Tobin.
La crise au Vénézuela trouvera sa solution dans líapplication de la nouvelle constitution bolivarienne, a-t-il affirmé. Tant que nous níen aurons pas fini avec le vieux modèle économique et politique, il níy aura pas de solution définitive à la crise historique que vit actuellement le Vénézuéla.
Le gouvernement, a-t-il ajouté, doit introduire devant líAssemblée Nationale un projet qui lui permettra de percevoir une taxe sur la fuite et le mouvement des capitaux.
Ce níest pas par des propositions díun groupe de pays, díun groupe díamis ou díune organisation díhommes díaffaires quíon va solutionner la crise au Vénézuéla. La crise sera résolue quand "ce qui doit mourir finit par mourir" et "ce qui doit naître finit enfin par naître". Cíest ce qui se passe au Vénézuéla et cette crise a commencé il y a plus de vingt ans a-t-il dit. Notre crise níen est pas une díaujourdíhui, cíest une crise profonde, la crise díun temps qui se termine, díune époque révolue. Cíest une crise qui est totale, et jíai líimpression, a-t-il rajouté, que le monde est entré dans une crise qui est aussi totale que la nôtre et la popularité de ce forum de Porto Alegre en est une évidence.
Le Vénézuela a sa constitution qui, plus quíune Loi, est un projet politique, un projet éthique et anti néolibéral. Ce projet est né il y a dix ans et ce projet est maintenant inclus dans notre constitution. Je parle ici díun projet politique de démocratie participative dans ce quíil y a de plus représentatif. Donner le pouvoir au peuple, ce níest pas donner tout le pouvoir, mais cíest agir pour et en fonction du peuple. Je suis convaincu que líunique façon de contrer la pauvreté, cíest de donner le pouvoir aux pauvres et non de leur donner líaumône. Cíest leur donner le pouvoir de prendre des décisions et de réussir collectivement à síen sortir.
De plus, la Carta Magna établit "un nouveau modèle économique démocratique de juste distribution des derniers publics". Nous avons au Vénézuéla 80% de gens pauvres, cíest la pauvreté du XXe siècle dans un pays qui avait tant de richesses. Au Vénézuéla, on a dilapidé des revenus équivalents à une quinzaine de plans Marshall, des revenus provenant du pétrole. Comment se fait-il que sur une terre si riche on y retrouve un peuple aussi pauvre? Cela veut dire que jusquíà ce que nous níayons pas terminé díappliquer ce modèle de démocratie que nous venons díinstaurer, il níy aura pas de solution définitive à la crise historique que nous vivons.
Chavez a expliqué que la situation actuelle du pays est due à líentêtement díune élite économique qui a dominé le pays durant le 20ième siècle, une élite qui síétait emparée du pouvoir, des gens qui résistent aux changements inclus dans la nouvelle Constitution par la décision populaire et qui s'opposent à ce projet en agissant comme des fascistes.
Selon le chef de líÉtat vénézuélien, le fascisme est la phase supérieure du néolibéralisme tout comme autrefois Lénine qualifiait líimpérialisme de capitalisme porté à líextrême, le fascisme semble être le néolibéralisme porté à líextrême.
Parlant de la grève qui a lieu dans son pays, Chavez soulignait que la grève est un droit accordé aux travailleurs, mais au Vénézuela, ce ne sont pas les travailleurs qui paralysent le pays mais un groupe de dirigeants díentreprises qui ont comme plan, la déstabilisation du pays en fermant les entreprises et en privant les travailleurs de leur travail. Il y a également eu "un sabotage intégral de la part de quelques dirigeants de líindustrie pétrolière" a-t-il rajouté. Ils ont saboté les système de production et díadministration. Cependant, grâce à la ferme volonté des travailleurs, non seulement ceux de PDVSA mais ceux de líaluminium, du fer et des autres entreprises, le pays nía pas été paralysé.
Le problème au pays est beaucoup plus complexe, comme en ce qui concerne les élections, cela níest pas la solution. Nous croyons en la démocratie et en notre possibilité de construire une véritable République. Nous devons dérouter le golpisme, le fascisme, toujours dans le sens de la Constitution et des Lois, et ensuite, une politique dynamique apportera elle-même les solutions aux problèmes que nous vivons.
Pour ceux qui sont désespérés et qui, par lassitude, demandent des élections immédiates, a-t-il rajouté, il faut leur dire que cela est impossible parce que cela níest pas prévu dans la Constitution. Líunique façon díobtenir, pour líinstant, des élections au Vénézuéla serait le coup díÉtat comme cela est arrivé en avril dernier et que des élections aient lieu dans les 6 mois qui suivent. Cela aurait pu se faire si le plan des golpistes avait réussi. Pour líinstant, je dois poursuivre mon mandat.
Le président Chavez a précisé que le sabotage de líindustrie pétrolière a fait tort au revenu national de plus 3,000,000,000 de dollars durant les deux derniers mois. La fuite des capitaux síest accrue de telle manière quíil a pris la décision de suspendre la vente des devises et díétablir un contrôle du marché à partir de la semaine prochaine. De plus, le gouvernement se devra díintroduire devant líAssemblée nationale, le projet ATTAC (Association pour une taxe sur les transactions financières et spéculations pour líaide aux citoyens) pour établir une taxe sur le mouvement des capitaux. Cette mesure est devenue nécessaire parce quíen quatre ans, de manière injustifiée, plus de 35,000,000,000 de dollars se sont enfuis du pays alors que le PIB du Vénézuéla est de 100,000,000,000 $ de dollars.
Le chef de líÉtat a avoué que le plan des golpistes lui a permis de restructurer les forces armées. Celles-ci síen retrouvent beaucoup plus fortes, unies et disposées à accomplir ses obligations constitutionnelles.
De même, la grève dans le domaine du pétrole lui a permis de nationaliser. En quatre ans que je suis à la présidence, dit-il, je níavais pas pu faire de changements dans líindustrie, maintenant, nous avons mis à la porte plus de 3,000 dirigeants de líindustrie et les avons remplacé par des gens très compétents qui ont à cúur les problèmes de leur pays.
Ménage à la PDVSA et dans líarmée, introduction díune version latino de la taxe Tobin, redistribution des terres pour février... Il nous faudrait, à nous aussi, un Hugo Chavez à líAssemblée nationale !
Raël, comment faites vous pour cloner???
:)
Publié par Libertador de Conciencia le 27 janvier 2003 à 08:12 AM
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Commentaires (1)