Evo Moralès soutient que :

Dans un communiqué adressé au peuple bolivien, Evo Moralès soutient que :

La crise sociale et politique que vit le pays puise son origine dans l'autoritarisme et l'incapacité du gouvernement à diriger le pays, par sa soumission aux politiques dictées par des pouvoirs externes (ambassade des USA, Banque Mondiale et le Fond Monétaire International).

Devant cette grave situation qui met en péril les droits démocratiques acquis par le peuple, les organisations sociales, syndicales et politiques, et par conséquent, conscients de notre rôle et de notre compromis avec la nation, nous avons décidé :

De demander la renonciation immédiate du président et du vice-président de la République à leur poste respectif afin d'éviter que le peuple continue à se faire assassiner dans les rues par des représentants de l'ordre.

Notre demande de démission vise la défense de la démocratie, de la vie et de la dignité des Boliviens, puisqu'un gouvernement qui donne l'ordre d'assassiner ses propres citoyens dans les rues n'est pas un gouvernement légitime, pas plus qu'il n'est démocratique.

La démission doit se faire par voie constitutionnelle. Nous favorisons ainsi, par la suite, l'établissement d'un gouvernement de transition dont les principales tâches devront être :

1. De convoquer des élections générales ou une assemblée constituante, en accord avec l'armée et la souveraineté populaire.

2. De changer la politique économique néo-libérale, en implantant une nouvelle politique qui sera établie en fonction des intérêts populaires, de la souveraineté et de la dignité de la nation.

3. De récupérer l'hydrocarbure et les entreprises qui étaient déjà nationalisées avant la venue d'Hugo Banzer et de son gouvernement au pouvoir, en bref, nationaliser ce qui appartient aujourd'hui aux grandes multinationales.

4. De redistribuer les terres aux gens qui sont dans les campagnes et de donner des terres à nos différents peuples amérindiens.

5. D'exprimer notre reconnaissance à la police nationale pour avoir protégé le peuple bolivien contre l'armée qui, jusqu'à maintenant, continue de se ranger du coté du Président.

6. D'appeler les commandants des forces armées à éviter un bain de sang en les incitant à ne pas se compromettre avec les massacres que le gouvernement de Sanchez de Lozada a planifié.

7. De convoquer les centrales ouvrières départementales et régionales, les fédérations de travailleurs, les organisations rurales, les universitaires, les professeurs ruraux et urbains, les coopératives minières, les travailleurs indépendants ainsi que toutes les organisations appartenant au peuple à maintenir et à favoriser la mobilisation, les bloquages de route et la surveillance urbaine et rurale jusqu'à ce que nous puissions obliger Sanchez de Lozada et son vice président Carlos D. Mesa à quitter leurs postes respectifs.

ESTADO MAYOR DEL PUEBLO

Publié par Libertador de Conciencia le 15 février 2003 à 04:48 PM TrackBack Commentaires (0)