Petits budgets, grands films!!

Chers militants du monde entier,

Si vous n'avez pas réussi à vous libérer pour aller visionner les deux films sur le Sommet des Amériques à Québec, vous venez de manquer deux excellentes productions signées par des auteurs de la Tribu... Ne vous inquiétez pas, ils sont disponibles en vidéo cassette au coût de dix dollars chacune. Pour ce qui est de mon opinion, les deux films m'ont renversé, tant au niveau de leur professionnalisme qu'au niveau éducatif de la chose..

Le premier film que j'ai vu fût celui de Gabriel Anctil et de ces acolytes (désolé, je ne me rappelle pas leurs noms!!!), soit "Ce n'est qu'un début". Des deux films, je crois que c'est celui que j'ai préféré. "Ce n'est qu'un début" est un documentaire (si on peut l'appeler ainsi) portant sur les préparatifs et les différents groupes militants participant au Sommet ou à l'anti-Sommet. Ce reportage à caractère documentaire se voulait un contre-discours de celui propagé dans les médias traditionnels. On y voit défiler un grands nombre de spécialistes intellectuels universitaires (Omar Khadif, Dario Defacendis, etc.) qui nous racontent les origines de la colère et de la rage, mais ce qui est bien aussi, ce sont les commentaires critiques de militants sur la situation de la révolte. J'ai aussi apprécié grandement le mini-débat après la présentation (débat qui tourna vite à la proposition de la réappropriation de et du fait de faire jouer ce film à la télévision). Bref, ce film vaut bien quatre poings levés sur cinq. Et comme la dernière phrase du film le dit: "C'est à vous de continuer".

Le deuxième film qui m'a sidéré fût le "Gambit du fou" de Bruno Dubuc. Un film intriguant et intéressant sur plusieurs niveaux: premièrement le film jette un regard qui se veut éducatif pour les non-militants, deuxièmement, le film est une histoire où nous pouvons tous nous reconnaître. Dubuc raconte l'histoire de l'éveil d'un journaliste qui croit tout connaître, mais qui dans le fond ne connaît rien. Yvon D. Ranger (non pas le même que notre comparse) se découvre une passion pour la justice sociale et le militantisme. La recherche de son ami disparu est une des causes de sa passion nouvelle. J'ai adoré le film car il apporte une dimension nouvelle au regard sur des militants et des anarchistes. Il faut dire que le film a été construit justement pour ça: déconstruire des mythes et des préjugés. Je donne au moins à ce film la cote de quatre poings levés sur cinq.

Le plaisir de ces films est justement qu'il apporte un regard nouveau sur le monde militant, il porte un regard critique aussi. Juste à penser aux "Salamistes" qui dénoncent les pratiques peu recommendables de leurs collègues. Mais je crois que le meilleur plaisir que j'ai ressenti fût celui de voir la face de quelques collègues, auteurs de reportage. Maintenant, je peux mettre une face sur Bruno Dubuc, Gabriel Anctil et sur le mystérieux Bob L'Aboyeur... (L'idée que tu m'as donné Bruno est en train de germer dans ma tête, celle d'une rencontre pour la Tribu!?!?!?)

Pour conclure cet article, je vous recommande de vous précipiter sur les deux dernières occasions de voir ces films délicieux pour les yeux, mais aussi pour la pensée.

Publié par Jean Rage le 02 février 2003 à 02:38 PM TrackBack Commentaires (7)