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Est-ce que Bush est un boucher ou un "botcheur"? Un peu du premier, mais surtout le deuxième. En bon québécois, une personne qui "botche" est quelqu'un qui ne termine jamais les choses commencées, ou les termine sans y apporter trop de soin, afin d'en finir plus vite. Lorsqu'on regarde les escarmouches et les embuscades qui font toujours rage en Afghanistan (bien que les médias préfèrent ne pas trop en parler) ainsi qu'en Irak (trois soldats américains de plus ont été tués dans les dernières 24 heures), on comprend mieux la stratégie de Bush de ne pas déclarer la fin de la guerre dans ces deux pays.
Le Pentagosse et les médias claironnent leur victoire dès qu'un demi-frère de Saddam est capturé, ou son cousin Ali le Chimique ou encore Madame Anthrax, mais ils sont bien incapables de parler de la capture d'Ousama ben Laden, du Mollah Omar, de Saddam Hussein, ni des progrès effectués dans cette guerre perpétuelle contre le terrorisme... Aux dernières nouvelles, le FBI assèchait un lac afin de trouver des indices sur l'identité de la (ou des) personne(s) à l'origine des envois postaux d'anthrax en 2001... Du vrai "botchage"...
Deux ans de guerre contre le terrorisme ont donné:
Des attaques préemptives; des prisonniers sans statut à Guantanamo; l'usage d'armes prohibées (comme les bombes à fragmentation) par les USA; le mépris de la communauté internationale; la manipulation des services d'intelligence; l'intimidation contre les pays "amis" ne les appuyant pas; sans compter les contrats de gestion des puits de pétrole en Irak donnés, sans appel d'offres, à Halliburton, l'ancienne compagnie du vice-président Cheney, et le Patriot Act I et II qui sont des feuilles de route pour le totalitarisme...
Il est assez évident que l'administration Bush a fourni aux terroristes davantage de motifs pour commettre des attentats qu'ils n'en avaient le 11 septembre. D'ailleurs, un sondage récemment publié nous apprend (quelle surprise) que les États-Unis sont jugés arrogants et menaçants par 58% des 11 000 personnes interrogées dans 11 pays.
Malgré ces insuccès évidents, Bush et son administration digne du Docteur Folamour ne s'arrêteront pas là, puisque la guerre contre le terrorisme durera (au minimum) aussi longtemps qu'ils seront en poste. On sait bien qu'ils n'oseront pas attaquer de front la Corée du Nord. La question était donc de savoir qui, de la Syrie ou de l'Iran, serait la prochaine victime des visées géopolitiques de Washington.
Cette semaine, le vieux disque de l'Axe du Mal s'est remis à jouer, nous laissant supposer que Bush est incapable de retenir plus que 12 ou 15 phrases pour l'ensemble de ses discours. Il s'est mis à accuser sa prochaine victime de "produire des armes prohibées" et de les "vendre à des organisations terroristes qui ont peut-être des liens avec Al Quaïda". Il ne s'agissait pas d'une rediffusion d'un discours justifiant la guerre en Irak, mais bien d'un "nouveau" discours visant l'Iran.
On te voit venir Georges...
Publié par Bob L'Aboyeur le 19 juin 2003 à 01:08 PM
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