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N !Xau, ça vous dit quelque chose? Ce membre de la tribu des Bushmen n'avait rencontré que trois blancs avant le tournage de Gods Must Be Crazy (Les dieux sont tombés sur la tête). Il est décédé récemment, de mort dite naturelle, à l'âge de 59 ans. Âge estimé, car il ne connaissait pas sa date de naissance.
Pour le tournage de ce film qui l'avait rendu célèbre dans le monde entier, il avait reçu un premier cachet de... 300$. L'indignation générale avait obligé le gentil réalisateur sud-africain Jamie Uys à lui verser un cachet plus substanciel de $20 000. Pas mal pour un film qui aura rapporté dans les soixante millions. Le nom du producteur du film? Mireschen Troskie Marx. Si, si.
Dans ce film, le bushman trouvait une bouteille de Coca Cola dans la brousse et, comme cette découverte causait la zizanie dans son village, avait résolu de porter ce présent des dieux au bout du monde, pour se débarasser du malheur qui vient toujours, on le sait, avec Coca Cola.
Retiré sur sa petite ferme, après quelques autres tournages, il consacrera son temps à l'élevage de vaches et à la culture de ses champs, jusqu'à sa mort dans la brousse namibienne.
Il ne faut certes pas idéaliser les hommes, sutout lorsqu'on ne les connait pas de près, mais celui-là ne peut que nous paraître sympathique et intègre, parmi tant d'autres qui nous paraisse plutôt...

De passage au Sénégal, M. George W. Bush, président des État-Unis, en a profité pour faire un safari politique en allant visiter l'île de Gorée, tristement connue comme point de rassemblement et de départ des esclaves africains vers les États-Unis et l'Europe. Intègre et fidèle à lui-même, le Président a soulevé ce dark side de la mémoire états-unienne, tout en omettant bien de demander pardon pour les souffrances subies durant ces noire années par ces être humains vendus comme du bétail à de riches propriétaires américains qui ont pu bâtir leur fortune sur le dos de ces gens.
C'est que, voyez-vous, des excuse, il faudrait passer aux réparations pour les descendants de ces esclaves. Et comme la richesse de la nation américaine est mieux dépensée à construire un empire du pétrole mondial, manu mlitari, il en resterait bien peu à distribuer aux afros-américains qui, pourtant vivent souvent dans des conditions déplorables.
Pour assurer la sécurité du Président, une partie des résidents de l'ïle de Gorée ont dû être délogés des leurs habitations par les forces de l'ordre sénégalaises, puis forcés de se rendre dans un stade de football pour assister au discours de George W. sur un écran géant et sous haute surveillance. Une réminescence, pour certains, du vécu de leurs ancêtres. On se demande si les autorités craignaient que ces gens ne tentent de se venger sur ce champion des droits humains.
Les critiques, au Sénégal sont acerbes et le goût laissé par le visite de George W., plutôt amer.
Les responsables américains de la sécurité du Président auraient toutefois félicité les forces de l'ordre sénégalaises pour leur collaboration. Rien ne se perd...
Tout n'est pas rose dans la vie des Bushmen et le happy ending n'est pas toujours au rendez-vous. Pour signer une pétition en faveur des droits des Bushmen, rendez-vous sur cette page: http://www.workingabroad.com/
Publié par Capitaine Hadès le 10 juillet 2003 à 08:33 PM
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