Fondation de Pétro Amérique

Le Vénézuéla et l'Équateur viennent de poser les premiers pas de la fondation de Pétro Amérique, un projet régional qui, avant aujourd'hui, n'était qu'un rêve constituant les premiers pas théoriques à l'intégration régionale afin de renforcer l'Amérique du Sud devant l'éventualité de la formation de la ZLÉA.

L'accord fut signé hier, à Quito, par les ministres de l'Énergie Équatorienne.

L'accomplissement de cette entente permet à PDVSA d'accorder son aide à Pétro-Équateur pour moderniser sa structure technique, administrative et opérationnelle.

"Petro-Amérique" est une idée du président Chavez, idée qui fut connue pour la première fois, alors qu'il la formulait devant le gouvernement brésilien de Lula da Silva.

En ce moment même, le Vénézuéla et le Brésil travaillent sur le projet de la construction de la raffinerie vénézuélienne en territoire brésilien, projet d'une valeur de 300 millions de dollars. La collaboration traite aussi de contrats d'exploration et de production de brut et de gaz naturel en territoire vénézuélien. L'accord prévoit que les deux pétrolières planifient d'agir communément au sujet du commerce du gaz liquide, de la gasoline, des naftas, et des bases pour la fabrication de lubrifiant. Cette collaboration se ferait par contrat intergouvernemental direct.

Les deux nations sud-américaines veulent établir un programme d'inter-connection de gaz naturel et ratifient présentement ce traité afin de développer une politique conjointe qui préserverait le contrôle souverain des hydrocarbures pour le bénéfice de leurs nations respectives, advenant la signature du traité de la ZLÉA".

L'axe régional de Pétro-Amérique est l'accomplissement de la politique vénézuélienne sur la base de la nécessité économique afin d'affronter la ZLÉA.

Le président Chavez a récemment dit que la ZLÉA est une pièce de l'enfer de Dante et a rejeté catégoriquement le projet. La base de sa position serait plutôt de négocier avec d'autres pays sud-américains afin de fortifier la région et augmenter le pouvoir de négociation latino-américain face à la Zone de libre échange des Amériques (ZLÉA).

Le président vénézuélien croit que la ZLÉA va permettre au gouvernement américain de fortifier sa position économique au sud du Rio Grande jusqu'au cône sud...

A-t-il raison de vouloir protéger sa nation de l'impérialisme ?

Comme l'union fait la force, attendons-nous à voir des alliances de ce type dans les prochaines années. Comme disait Simon Bolivar : les États-Unis semblent destinés à soumettre l'Amérique Latine à la misère, en donnant au Sud-Américains, comme unique liberté... celle de mourir de faim.

Publié par Libertador de Conciencia le 19 juillet 2003 à 01:15 PM TrackBack Commentaires (0)