L'armée s'apprêterait à s'attaquer à la gauche!

Le dirigeant bolivien Evo Morales, à la tête d'une protestation qui va au delà du thème de la feuille de Coca et de sa lutte incluant aussi la récupération des ressources naturelles de sa patrie, rappelle que le gouvernement de Sanchez de La Lozada, lors du congrès de l'an dernier, a autorisé l'entrée au pays de plus de 300 militaires américains qui sont basés dans la région de Chapare et dans d'autres régions conflictuelles de Bolivie.

Cette présence américaine est permise par un gouvernement qui continue d'appliquer les recettes de Washington et le néolibéralisme sauvage. Mais l'heure du peuple est maintenant venue. "Nous n'avons pas eu de réponses du Président et la lutte continue. Nous sommes rendus à un moment décisif", affirme Morales, "les Quechuas, les travailleurs et beaucoup d'autres secteurs d'organisation populaire qualifient notre lutte comme étant une lutte frontale contre le gouvernement et son modèle".

Faisant référence à la répression sans retenue du gouvernement bolivien contre les manifestants des campagnes, des mines ainsi que des retraités, le député Evo Morales relatait, en entrevue téléphonique au journal La Jornada, que les Ayllus (autre ethnie bolivienne) avaient pacifiquement manifesté contre le gouvernement qui les a délogé violemment en obligeant les indiens Ayllus à s'unir massivement dans une grande manifestation. Encore une fois, les forces de l'ordre les ont délogé comme on expulse tous les pauvres de notre système... Coups de matraque, coups de pieds, etc.

Quand l'État nous répond de cette manière, il ne fait qu'amplifier les mouvements de protestation a-t-il ajouté. "Nous en sommes à la seconde semaine d'action très forte sous forme de mobilisation et de blocages de routes, de jour en jour nous voyons le nombre de nos supporteurs grandir même s'il y a militarisation des procédés employés".

"Nous avons l'appui de la Centrale Ouvrière Bolivarienne (COB), les deux grandes confédérations de petits agriculteurs, du Front national des Femmes des maîtres et du secteur rural".

"Nous avons vu un exemple très émouvant de nos vieux retraités qui, durant plusieurs journées, ont lutté contre la réforme que le gouvernement voulait leur imposer. Même si ces gens ne sont que des vieillards, ils furent attaqués tout aussi sauvagement par les forces de l'ordre que les autres groupes de pression. Le gouvernement de Lozada ment! Tout ce que veux ce gouvernement c'est s'agenouiller devant celui de Washington et le groupe de multinationales!

Aujourd'hui, avertit Morales, le président Sanches de Lozada ne sera pas plus de deux ans au pouvoir s'il continue d'appliquer les recettes de Washington et du FMI car il pourrait se passer ici, ce qui s'est produit le 20 décembre 2001... Nous l'appelons à employer des solutions économiques appropriées et à participer à l'administration de nos ressources naturelles, car si les industriels et le gouvernement ne peuvent le faire, nous, le peuple bolivien, nous le ferons", a t'il dit.

Se pourrait-il que le prochain "axe du mal" tant redouté par Washington soit le peuple Bolivien, Vénézuélien, Brésilien et Équatorien ??? Attention Evo.... les Américains ont des mercenaires en Bolivie, les mêmes qui, dans les années 60, tuèrent le Che!

Bonne chance Evo!

Publié par Libertador de Conciencia le 15 juillet 2003 à 09:39 PM TrackBack Commentaires (0)