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Blanca Eekhout, la directrice de la populaire télé communautaire Catia TV, a dénoncé par le biais de la Radio Nationale du Vénézuéla, la fermeture arbitraire de la télévision par le maire de Caracas, Alfredo Pena (opposant de Chavez).
"Nous souffrons d'une agression, d'une violation à notre droit à la liberté d'expression" dit-elle, "puisque cette décision fut prise d'une manière arbitraire et illégale par le maire de la ville de Caracas. Ceci est une censure du maire de Caracas et du directeur de la Santé de la Mairie de Caracas, Pedro Aristimuno", a dit madame Eekhout.
La Directrice de Catia TV a dénoncé également que les équipements de la chaîne de TV communautaire restent confisqués. Ils sont arrivés ce matin, sans aucun préavis et sans ordre du tribunal, sans qu'un juge ne soit présent et sans avoir obtenu d'acte de saisie de la Justice. Tous les équipements télévisés appartiennent à la communauté de Catia (partie de la ville à l'est de Caracas).
Madame Eekhout affirme qu'elle prendra les moyens nécessaires pour que cette violation du droit à l'information ne reste pas impunie. Catia TV est l'exemple de la lutte pour la communication populaire. Précisons que Catia TV est une télévision qui a comme objectif de donner la voix à ceux et celles qui sont marginalisés par les médias corporatistes, à ceux et celles qui ne peuvent exercer leurs droits de s'exprimer de la manière dont le font ceux et celles qui ont l'argent.
Catia TV a joué un rôle fondamental dans les mobilisations en défense de la démocratie afin de dérouter également la dictature élémaire de Pedro Carmona, principal responsable du putch du 13 avril. Dans les faits, Catia TV était le média de la résistance lors de ces journées d'avril 2002. Cette télévision communautaire et ses volontaires furent victimes de persécutions et de représailles durant le régime de terreur du Conseil du patronat. Fait à noter cependant, aucun média commercial ne fait mention de l'attaque subie par Catia TV par le maire de Caracas Alfredo Pena. dit-elle.
Cette ultime attaque contre les médias communautaires et alternatifs se rajoute à la longue liste des agressions faites par des civils ou des politiciens de l'opposition. Il est important de signaler que l'an dernier, le journal El Nacional a attaqué Catia TV en affirmant que ce n'était pas une télévision communautaire.
Dans les kiosques vénézuéliens aujourd'hui, le El Nacional distribue gratuitement son papier de toilette puisque personne ne veut acheter ce journal spécialiste de la désinformation corporatiste parce que la merde reste à l'intérieur du journal lui-même. Le maire de Caracas Alfredo Pena fut pendant des années directeur du journal El Nacional et il continue à maintenir d'excellentes relations avec l'administration actuelle.
Les gens de Catia TV espèrent pouvoir compter sur l'appui et la solidarité des organisations qui défendent les droits humains au niveau national et international, de la même manière que ces organisations défendaient les journalistes des médias corporatistes qui furent attaqués par la population qui voulait être informée.
Jusqu'à maintenant, diverses organisations appuient Catia TV, dont :
Du Canada :
David L. Raby, Honorary Research Fellow, Institute of Latin American Studies, University of Liverpool, Inglaterra,
Professor Emeritus, Department of History,
University of Toronto, Canad·
De la Colombie :
Ces·reo G·lvez
RECORRA
Du Mexique :
Dr. Robinson Salazar Pérez
Investigador de la Universidad AutÛnoma de Sinaloa / México
Asociado al CIDHEM
http://www.uasnet.mx/principal.html
MSN. qconic@hotmail.com
Teléfono y Fax (01) 669-9869782
Ediciones Insumisos Latinoamericanos
http://www.librosenred.net/insumisoslatinoamericanos.asp
Et la liste pourrait continuer comme ceci indéfiniment... Fait à noter, l'opposition censure et le Président Chavez se fait descendre de toutes les manières inimaginables par la presse des méga-corporations, et malgré cela, il leur donne encore une voix pour s'exprimer, même si le peuple ne veut plus et ne peut plus les entendre déblatérer.
Aujourd'hui l'opposition vénézuélienne est tombée à son plus bas niveau, c'est à dire en tentant de censurer le peuple et les médias communautaires à la face du monde entier.
Alfredo Pena est ce même homme qui lançait sa police métropolitaine contre les pauvres de Caracas au mois de décembre dernier. Le gouvernement central avait dû déployer sa garde nationale pour protéger les citoyens de Caracas contre leur propre police... Nous avons là le portrait d'un homme tel qu'Alfredo Pena!
Publié par Libertador de Conciencia le 16 juillet 2003 à 11:34 PM
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