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Les écoles sont, comme on le sait tous, un endroit où la jeunesse de la société est éduquée et où leur valeurs et leur personnalités sont également façonnées. Certaines personnes au tempérament plus calme et moins leader y voient même leur vie tracée devant eux; l'estime de nous-même, et même les futures classes sociales. Ainsi est formée notre société. L'école jouant un rôle de discriminant, ainsi se forme les programmes de ségrégation et de normalisation scolaire.
À l'arrivée d'un enfant à l'école maternelle, on distingue vite ceux qui aiment l'école des autres, ceux qui sont en admiration devant le professeur et ceux qui ont peur de ce nouvel environnement. Mais la démarcation s'effectue plus vers le primaire où l'élève peut démontrer ses capacités à lire, écrire et compter. Les meilleurs sont catégorisés de "boles" et les moins performants de "poches". De plus, à la sixième année, les boles sont ensuite triés dans deux types, les PEI (pour les écoles offrant le programme), et les performants.
Ainsi commence le processus. Les performants sont une sorte de classe bourgeoise, ils sont "supérieurs" à leur camarades mais pas aux PEI. Les PEI constituant un peu l'aristocratie scolaire. Ils sont souvent détestés, plus souvent encore jalousés mais ne sont jamais perçus comme des personnes normales.
Voilà où je veux venir, l'élitisme du PEI ne vient en fait pas des élèves mais bien de la survalorisation qu'en font les professeurs et les divers intervenants. Le problème étant que l'on tente de séparer les classes dès leur apprentissage. Un PEI est souvent plus enclin à aller en Sciences Pures, car il a les résultats et est tellement valorisé qu'il se croit invincible. Mais toute cette attention que l'on porte à ces élèves est inutile, car il y a d'autres personnes qui auraient besoin de cette attention.
De plus, ce programme est d'une rigidité stricte absolue, de façon à normaliser aussi dans la pensée scientifique "l'élite" pour pouvoir mieux la diriger dans des carrières faite sur-mesure pour ces être spéciaux. De plus ils dictent même des attitudes à respecter selon lesquelles la servitude est valorisée et la curiosité est un vilain ennemi. Si un élève à le malheur de déroger de ces "lignes de conduites", il se voit très vite montrer le chemin de la sortie vers le monde réel.
Pour l'avoir vécu pendant 4 ans, je trouve des plus pénible de se faire traiter de fermé d'esprit, quand ces mêmes personnes ne connaissent même pas ce qu'est l'ouverture d'esprit et l'esprit de tolérance. Pour des raisons qui échappent encore à ma compréhension, je suis devenu le paria (surement à cause de mes vues idéologiques que je partageais au conseil des élèves et d'établissement). Je me suis fait montrer ce sombre chemin, mais je crois que vivre le monde réel et vraiment émanciper la pensée est la bonne voie.
Ne pensez pas que ce texte est une façon de salir ce programme, je crois juste que de distinguer les personnes par les résultats de test bâtis plus pour la mémoire que pour la compréhension réelle est la meilleur façon de créer une société aseptisée et un monde d'inégalité.
Publié par Le Misanthrope le 10 juillet 2003 à 11:13 PM
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