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Brésil:
Des milliers de travailleurs du secteur public ont protesté mercredi, dans la capitale brésilienne, contre une réforme du système de pension, récemment approuvée par la Chambre des députés au milieu d'un tollé de voix discidentes. On protestait contre la réforme, accusant le président Luiz Inacio Lula da Silva de trahir les promesses faites aux syndicats et associations professionnelles des employés de l'État durant sa campagne électorale alors qu'il était encore le leader des ouvriers.
Il y eut des moments de tension quand un groupe de manifestants détruisit de ses pieds les fenêtres de l'édifice du Congrès, occasionnant des coupures aux mains d'un employé des postes. Les gardes de sécurité ont sorti du palais législatif quelques-uns des manifestants qui s'efforcaient d'y entrer, mais il n'y eut pas d'arrestation, selon le colonel Cerqueira, un des responsables des opérations.
"Lula: respecte ceux qui ont voté pour toi!", criaient les travailleurs de l'État, d'habituels voteurs de la Gauche, Parti des Travailleurs (PT) actuellement au pouvoir. C'est avec désolation qu'ils verront leurs bénéfices de pension diminués par l'établissement de cette réforme adoptée par le Gouvernement.
La réforme, semble-t-il, fut approuvée par la majorité des députés dans la matinée de mercredi, accordant une victoire politique à Lula qui avouait avoir dû faire des concessions sur son projet original.
Les députés reprenaient le vote sur la réforme en après-midi de mercredi pour approbation, et prévoyaient apporter plusieurs changements aux propositions tels que l'augmentation de l'âge minimal de la retraite et une contribution des travailleurs déjà retraités à l'impôt sur le revenu, ce qui cause beaucoup d'inquiétude et de discussions.
Le Gouvernement, qui ne veut pas de nouveaux changements au projet qui doit être approuvé par le Sénat, nécessite le vote d'au moins 3/5 des 513 députés pour que celui-ci fasse l'objet d'un amendement constitutionnel.
La tentative de forcer le retour au Congrès a causé beaucoup d'émoi quand un groupe de manifestants s'apprêtaient à commettre des méfaits et que des organisateurs, depuis les camions installés dans la rue, tentaient de les calmer avec leurs porte-voix. Les travailleurs qui, pour la plupart, ont voyagé plusieurs jours pour se rendre à Brasilia dans des autobus loués par les organisateurs syndicaux de diverses régions du pays, ont transformé l'une des phrases de la campagne électorale du président.
"°Maintenant c'est Lula!", s'est traduit par un cri de guerre: "°Maintenant, c'est la lutte!" (la lucha), comme on pouvait le lire sur de nombreuses affiches accrochées le long de l'avenue des Ministères où se trouvent les édifices publics et la salle du Congrès.
"C'est une des plus grands trahisons que j'aie connues dans ma vie", disait F·tima Mesquita, une employée du secteur public déjà retraitée, âgée de 50 ans elle a parcouru plus de 2,200 kilomètres pour venir à Brasilia.
"Lula est venu dans ma municipalité et disait qu'il redonnerait leur dignité aux employés du secteur public qui l'avaient perdue durant les 8 années de gouvernement de Fernando Henriqué Cardoso. Avec Lula, c'est pire qu'avec Henrique, a-t-elle dit, indignée.
La police, à mesure qu'augmentait le nombre des manifestants, augmenta de quelque 500 le nombre de ses effectifs parce qu'il y avait déploiement des manifestants dans les rues adjacentes au Congrès. Quelques jours avant, quelques manifestants s'opposant à la réforme avaient eu quelques démêlés avec la police à cet endroit.
Le système de pension des employés publics s'est converti en une charge lourde pour les finances publiques brésiliennes qui fait face à une dette de quelque 250,000,000,000 de dollars. L'an dernier, le système a coûté 56,000,000,000 de réals ( 18,360,000,000 de dollars), ce qui représente 4,3 % du PIB. Avec la réforme, le gouvernement espère pouvoir faire des économies pour le même montant au cours des 20 prochaines années.
Publié par Libertador de Conciencia le 09 août 2003 à 02:00 AM
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