![]() |
![]() |
|

La guerre secrète entre les Etats-Unis et la petite île indestructible de Cuba est un mystère qui embrume beaucoup de gens. La CIA à tenté beaucoup d'actions pour essayer de tuer Fidel Castro et se réapproprier le pouvoir cubain. Et les actions tentées n'étaient pas toujours ce qu'on aurait pu appeler conventionnel. Les Américains ont tous essayés mais en vain car nous sommes maintenant en 2003 et Fidel Castro est toujours au pouvoir. Je vais tenter dans cet article de prouver comment la CIA à financer des associations, ONG, syndicats et même des cellules terroristes, qui profitèrent du confort offert par l'Oncle Sam, pour jeter à bas la révolution cubaine Commençons par un bref historique de cette guerre secrète entre les Etats-Unis et les irréductibles cubains.
L'histoire de la révolution cubaine débuta aux petites heures du matin, le 25 novembre 1956. Fidel Castro et son fidèle comparse Che Guevara quittèrent le Mexique à bord du Granma, et 82 hommes les accompagnèrent afin de mener à la lutte contre le dictateur Batista, chef incontesté de l'île de Cuba. Les troupes du tyran étaient cependant très nombreuses, environ 35 000 hommes. Les guérilleros avaient décidé d'adopter la tactique de la guérilla et prendre pied dans les profondeurs du pays. Il fallait aussi regrouper le peuple derrière la guérilla, à vrai dire, organiser une dynamique insurrectionnelle. La troupe rebelle débarqua sur la côte orientale du Cuba, près de la Sierra Mestra. Le 2 décembre, les guérilleros larguèrent l'ancre près des côtes de Cuba. Trois jours plus tard, une première escarmouche s'ensuivit et décima presque entièrement le groupe, dont le Che qui fut grièvement blessé. Environ une vingtaine de survivant dècidèrent de se cacher dans la Sierra Mestra, une région montagneuse du sud de l'île. Le 17 janvier 1957, les guérilleros attaquèrent la caserne de La Plata et remportèrent la victoire. Cela permit à la population locale de commencer à sympathiser avec les insurgés. La Sierra Mestra était maintenant devenu inaccessible aux forces gouvernementales. C'est de cet endroit reculé que deux colonnes de l'armée de guérilleros partirent vers La Havane et conquérir le territoire cubain. Le premier janvier 1959, La Havane tomba aux mains des guérilleros et le lendemain, c'est Santiago qui tomba. Cuba était maintenant communiste et le dictateur Batista s'était exilé au Portugal.
Fulgencio Batista était un dictateur terriblement sadique qui n'accepta pas l'opposition. La CIA voulait aussi que ce tyran reste au pouvoir. Elle avait crée une unité de police en 1956 qu'elle avait baptisé Bureau de répression des activités communistes, ou BRAC. Cette unité de police était entraîné, équipé et financé entièrement aux frais de la CIA. Le BRAC était la pire organisation de torture et d'assassinat du dictateur Batista qui s'en servait avec efficacité. Il pouvait ainsi imposer toute sa terreur face à l'opposition, communiste ou pas. Au mois de mars 1959, trois mois après le triomphe de la révolution, un certain José Castano Quevado, sous-chef du BRAC, entraîné aux Etats-Unis, fût jugé puis condamné à mort par balle. Le chef de la CIA avait dit ce jour là que Cuba avait déclaré la guerre en tuant ouvertement cet agent, dont on avait tenté de prévenir sa condamnation. Le 10 mars 1959, le président Eisenhower avait tenu une réunion de son Conseil national de sécurité dans laquelle ils avaient discuté de la façon dont serait formé le prochain gouvernement de Cuba. C'est au mois de mars 1960 que le président approuva le projet qui conduirait à l'invasion de Playa Giron. Ce même mois, la CIA fit exploser un cargo français, La Coubre, qui transportait un stock d'armes en provenance de la Belgique. 100 personnes sont mortes dans cet incident.
Ces évènements ne sont que d'infimes parcelles de toute la guerre terroriste américaine menée contre le peuple cubain, qui ont coûté la vie à environ 3 500 personnes et fait de plus de 2 000 handicapés. Le meilleur résumé de la guerre terroriste des Etats-Unis contre Cuba nous a été transmis par Richard Helms, ex-directeur de la CIA, dans son témoignage, en 1975, devant le Comité du Sénat qui enquêtait sur les tentatives de la CIA pour assassiner Fidel Castro. Il avoua les " invasions de Cuba que nous réalisons constamment sous les auspices du gouvernement " et dit aussi que : " Nous avions des équipes qui attaquaient constamment Cuba. Nous essayions de faire sauter les sucreries. Nous essayions de faire toute sorte de choses durant cette période. C'était la politique gouvernementale des Etats-Unis. "
Si on relit l'histoire, on peut voir qu'aucune administration des États-Unis depuis Eisenhower, n'a renoncé à l'usage du terrorisme d'État contre Cuba. Il y a eu Kennedy qui s'était engagé auprès de Khrouchtchev à ne pas envahir Cuba. Cet engagement fût toujours ratifié par les administrations suivantes. Mais l'Union soviétique disparut en 1991 et avec elle l'engagement. Les autorités ont toujours tolérés les groupes terroristes cubains basés à Miami, et ce qu'ils aient mené leurs opérations à leur propre compte.
C'est seulement en avril dernier que le Sun-Sentinel de Fort Lauderdale a rapporté que, photo à l'appui, que les exilés cubains réalisait un entraînement de guérilla dans les environs de Miami avec les Commandos F/4, un des groupes terroristes basés dans cette zone. En novembre 2000, quatre terroristes exilés dirigés par Luis Posada Carriles sont arrêtés au Panama. Ce Luis était un homme qui possédait une excellente image à la CIA. Il avait un curriculum vitae assez impressionnant; il avait préparé l'attentat contre un avion de Cubana de Aviacion en 1976 dans lequel sont mort 73 personnes; il avait aussi participé aux opérations de ravitaillement des terroristes " contras " au Nicaragua; et l'organisation en 1997 de 10 attentats dans des hôtels et d'autres installations touristiques à La Havane. Durant toutes ces années, Luis a toujours voyagé librement à l'intérieur et hors des Etats-Unis. Un autre terroriste intouchable de la CIA est Orlando Bosch, un ancien pédiatre qui avait participé avec Carriles à l'attentat contre l'avion de la Cubana. Il fût arrêté une semaine après son crime et passa 11 années dans une prison vénézuélienne et fut soumis à trois procès. Il fut acquitté à chacun d'entre eux, libéré en août 1987 et arrêté à son retour à Miami en février 1988 pour violation des conditions de liberté conditionnelle après une condamnation pour actes terroristes. En 1989, le département de Justice ordonna son expulsion pour terrorisme. Le FBI et la CIA avait monté un dossier à l'effet que Bosch avait réalisé 30 actes de sabotages de 1961 à 1968 et avait été impliqué dans un attentat pour assassiner l'ambassadeur cubain en Argentine en 1975. Après de nombreuses discussions, le président Bush père, qui avait été directeur de la CIA durant l'attentat contre l'avion de Cubana, donna l'ordre d'annuler l'expulsion. Bosch est sorti de prison et se promène depuis librement dans les rues de Miami.
À Cuba, on devait trouver une solution à ce fléau qui se propageait dans la Floride. On décida d'envoyer des agents secrets sous le couvert d'exilé cubain pour avertir des futurs actes terroristes. En 1998, Cuba a remis au gouvernement américain un immense document sur toute l'activité terroriste présente sur la côte floridienne. Mais le FBI mit la met au collet sur 10 membres du réseau cubain de renseignement dont la mission était d'infiltrer les organisations terroristes. Plus tard, les cinq fonctionnaires du réseau cubain de renseignement furent jugés à Miami où ils reçurent des peines draconiennes, dont deux emprisonnements à vie.
La justice américaine n'a aucun respect des gens qui s'oppose à eux. Vous n'avez qu'à regarder la situation des prisonniers de Guantanamo où ils sont traités comme de la merde. Et bien sûr, on entend pas parler de leur misère nulle part. Il ne faut qu'un petit fouteur de merde comme moi qui écrit dans un journal de récits absurdes pour tous chambarder dans la tête des gens. Le président Bush fils qui règne comme un " tata " pour reprendre l'expression d'un de mes amis que j'aime bien, au lieu de s'occuper du terrorisme à Miami, se lance dans une croisade contre son frère jumeau de mentalité, Oussama Ben-Laden. De toutes façon, le super président sauveur de l'humanité est bien trop occupé en Floride à assurer son vol de la Maison-Blanche et dont peut dépendre son élection pour un prochain mandat. Je crois que c'est le président le plus bête a avoir assis ses fesses sur le fauteuil présidentiel. Un vrai dindon de la farce qui fera alimenter les bouches humoristiques de notre future génération! J'espère bien qu'il va se prendre une bonne débarqueÖen sortant de son avion. Amen
Publié par Stéphane Périgny le 28 septembre 2003 à 12:34 PM
TrackBack
Commentaires (2)