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Mahmoud Abbas, chef du "gouvernement" palestinien, a abandonné devant les trop grandes difficultés que représentent les négociations avec Israël, se résignant à perdre son statut de médiateur pour être affublé de celui qui, lorsque les choses se corsèrent, préféra démissionner que de prouver son incapacité à gérer ce conflit.
Ma question est la suivante: le départ du M. Abbas est-il à ce point mauvais ? Devant son incapacité à faire valoir les impératifs palestiniens, et devant son inaptitude à prendre position face à M. Sharon, Mahmoud Abbas nous a tous prouvé qu'il n'était qu'une marionnette dans les mains américaines. Ceux-ci ayant déjà un fort parti pris pour les Israéliens, les principaux pourvoyeurs à la réélection de W.
Condoleeza Rice déclara à la suite de l'élection de Ahmad Qoreï: "Ce dont nous avons besoin (...) c'est d'un premier ministre qui a de vrais pouvoirs", devant la presse internationale à Washington, alors que M. Qoreï poursuivait mardi ses contacts avant de former son cabinet.
Washington à aussi condamné les attentats haïneux d'Israël sur les chefs d'organisation palestiniennes. Le porte-parole de la sécurité nationale à même déclaré que : "Nous condamnons ces actes haineux avec la plus grande sévérité, et nous adressons nos condoléances les plus sincères aux familles des victimes". Alors, le fait d'avoir perdu leur modérateur les rends t-il inquiets au point de s'élever contre les actes ignobles de l'état hébreu ?
En fait, non, car l'attentat contre le haut responsable religieux du Hamas, fut à mon avis, l'acte qui fit peur à Washington, alors que le Cheik a appelé au meurtre du président hébreu, l'extrémisme religieux pourrait atteindre de nouveau sommet. Avec l'Irak qui se Viêt-Namise de plus en plus et la feuille de route qui prends le champ, les hauts dirigeants américains n'ont pas le choix de jouer (parce que c'est clairement un jeu), les défenseurs palestiniens. Lorsque la crise soit passée, là ça sera le retour à la normale.
Parallèlement, pour ne pas choquer trop les Israéliens, Washington a réitéré sa volonté de boycotter Yasser Arafat, disant que les choses ne faisaient que stagner lorsque M. Arafat fut des négociations.
Alors la position américaine n'est plus aussi claire qu'avant. D'une part, le monde arabe qui se radicalise de plus en plus. De l'autre, les troupes des USA qui s'enlisent en Irak et en Afghanistan. Les problèmes de Bush sont loin d'être résolus et rien ne semble moins sûr que la sécurité au Moyen-Orient, premier objectif du Président texan...
Publié par Le Misanthrope le 09 septembre 2003 à 09:04 PM
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