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Nous avons reçu ce texte de Virginie de Mourial qu'il nous fait plaisir de publier ici, en vous rappellant que vous pouvez nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse webmestre@latribuduverbe.com.
Bonjour la Tribu du Verbe! J'ai cru bon vous faire part de l'action de la semaine d'Indicatif Présent, concernant le futur de not' blé canayien. Pour les gens pressés, survolez-moi ces textes, le souligné devrait vous mettre la puce à l'oreille... Afin de participer à l'action de la semaine:
"PAS D'OGM DANS MON PAIN!"
voir le texte rouge tout au bas

Comme dans le bon vieux temps...
En juin dernier, le gouvernement fédéral a rendu public un rapport longtemps tenu secret sur un cauchemar agricole que tout le monde savait imminent... mais qu'on préférait ignorer.
Il s'agit d'une étude cruciale sur la modification génétique des grains de semence.
Elle fait état d'un problème qui menace de frapper des milliers d'agriculteurs avec des conséquences néfastes.
Robert Stevenson cultive du canola biologique près de Kenton au Manitoba.
Ce qui menace sa récolte, c'est le canola transgénique. Il n'en a jamais semé, mais la variante envahit ses champs.
´Je n'étais pas surpris d'y retrouver quelques plants. Mais j'ai été bouleversé de le voir aussi touffu et aussi étendu. On dirait une vraie récolte. L'assurance-récolte estime que neuf plants par mètre carré constituent une récolte. Et moi, j'en avais quatre sans même essayer. Pour moi c'est une mauvaise herbe, une véritable infestation.ª
Le canola transgénique a été créé par des compagnies de produits chimiques, comme Monsanto. Il est conçu pour résister aux herbicides afin de permettre aux fermiers d' arroser sans endommager la récolte.
Au Canada, la moitié du canola est désormais modifié génétiquement. Et le canola résistant à l'herbicide Roundup, produit par Monsanto, est la variété préférée.
Mais voilà qu'on retrouve cette plante là où on ne l'a jamais semée.
Ce rapport fédéral vient confirmer les craintes. Il n'indique que: "Même si les normes de pureté génétique sont maintenues, on peut s'attendre à retrouver, dans un champ semé avec des graines conventionnelles, un nombre important de plants modifiés génétiquement.ª
Le problème, c'est que le pollen du canola voyage bien... et loin.
Au Canada, il y a des règlements qui spécifient où et quand un agriculteur peut semer du canola transgénique. À l'heure actuelle, les champs peuvent être séparés par des distances d'aussi peu que 100 mètres.
Mais le Dr Hugh Beckie, qui a mené l'étude, a affirmé, devant des scientifiques britanniques, que ´nos recherches ont démontré que le pollen peut facilement voyager 800 mètres.ª
Le problème n'est pas, avant tout, une question de santé. Il n'a pas été prouvé que le maïs ou le canola transgéniques soient néfastes, quoique certains groupes s'inquiètent des effets à long terme. La menace est d'abord économique: plusieurs pays refusent en effet toute récolte transgénique. Le marché commun européen, par exemple, n'importe plus de semences de canola canadien. Le résultat est que l'ensemble des marchés canadiens sont maintenant menacés par l'invasion du canola transgénique dans les champs.
Le plus troublant, c'est que l'histoire du canola puisse se reproduire, avec une autre céréale, devenue le symbole de l'agriculture canadienne... le blé.
Marc Loiselle explique:
´Je doute très très fort qu'il y a des moyens possibles pour prévenir la contamination, que ce soit le pollen, par l'entremise des insectes, du vent, etc. On serait naïf de penser que le blé transgénique ne fera pas la même chose.
Le blé est roi au Canada depuis toujours. On sème ici plus de blé que toute autre culture. Le Canada produit 20% de la récolte mondiale et exporte vers 70 pays. Mais le spectre du blé transgénique menace tout cela.
L'Europe, l'Asie, le Moyen-Orient ne veulent pas de blé génétiquement modifié. Presque aucun des clients du Canada n'en veut.
Comme pour le canola, c'est encore Monsanto qui prépare cette nouvelle semence.
Pour Monsanto, les bénéfices des semences modifiées génétiquement sont tel qu'on ne doit pas les interdire.
"Si vous demandez aux gens s'ils veulent voir le blé transgénique sur le marché à l'heure actuelle...presque 100% vous diraient non.
Mais la question c'est que ce n'est pas un sens unique. Les agriculteurs qui veulent utiliser la biotechnologie pour son économie et ses bénéfices n'ont pas de leçon à recevoir des agriculteurs biologiques. Ils devraient pouvoir cultiver comme ils l'entendent. De même, on n'a pas à dire aux agriculteurs biologiques qu'ils ne peuvent pas cultiver organiquement.ª
Pourtant, même la Commission canadienne du blé a signé cette pétition demandant un moratoire sur l'homologation du blé transgénique.
Rhéal Cénérini est le porte-parole de la Commission canadienne du blé :
´Ce qu'on demande au premier ministre, c'est d'intervenir auprès de l'Agence d'inspection des aliments pour faire en sorte que les aspects commerciaux soient tenus en ligne de compte lorsqu'on fait l'homologation des nouvelles variétés. Alors, ce serait un changement qui serait apporté au processus, un changement que nous considérons très important.ª
L'Agence canadienne d'inspection des aliments est le chien de garde dans ce domaine. Elle doit entreprendre des tests exhaustifs avant qu'une nouvelle variété soit homologuée.
Mais plusieurs estiment que le gouvernement est mal placé pour exercer ce rôle, dans la mesure où les laboratoires du ministère de l'Agriculture ont travaillé activement à développer le blé transgénique. En 1997, le gouvernement fédéral a conclu une entente avec Monsanto, investissant dollar pour dollar dans la recherche et le développement de ce produit. Un conflit d'intérêt selon certains.
L'enjeu est élevé. Une étude calcule que c'est un marché potentiel de 6 milliards de dollars pour Monsanto si la compagnie réussit à faire reconnaître son blé transgénique.
Les agriculteurs inquiets, eux, disent que l'étude sur le canola transgénique devrait sonner l'alerte et que le gouvernement canadien ne devrait homologuer aucun blé transgénique avant d'avoir fait des études de marché et d'impact environnemental sur un produit qui pourrait compromettre tous les marchés acquis au blé canadien à l'heure actuelle.
source:http://www.radio-canada.ca/regions/manitoba/Dossiers/dossier_trangenique_6237.shtml
Novembre 2002
Six raisons principales motivent cette vaste opposition au blé GM.
1. Les États-Unis et le Canada perdront des ventes de blé parce que d'importants marchés refusent d'acheter le blé transgénique
2. La ségrégation du blé GM s'avérera probablement impossible parce que l'infrastructure existante ne peut assurer les niveaux de pureté requis
3. Pour faire place au blé transgénique, il faudra réviser ou abandonner l'actuel système canadien d'enregistrement des variétés de blé, une mesure qui ternirait la réputation du Canada en matière de qualité
4. L'introduction du blé transgénique forcera les agriculteurs à relever des défis de taille et peu d'indices laissent croire que les bénéfices économiques escomptés se concrétiseraient
5. L'introduction du blé transgénique pourrait causer des perturbations écologiques, y compris l'utilisation de pesticides encore plus nuisibles pour l'environnement et une réduction de la biodiversité
6. Les systèmes canadien et américain de réglementation des plantes transgéniques sont si déficients que nous ne pouvons être certains que le blé transgénique soit sûr pour l'environnement et les êtres humains.
Conclusions
L'introduction du blé GM comporte des risques inutiles et dangereux. Le blé GM procurerait peu ou aucun avantage aux producteurs et fermerait les principaux marchés d'exportation du blé étasunien et canadien. Étant donné les perturbations économiques et écologiques qui pourraient résulter de l'introduction du blé GM, il serait dangereux de l'approuver et de le commercialiser. Étant donné la structure et la capacité actuelles des agences de réglementation aux États-Unis et au Canada, nous avons de bonnes raisons de craindre qu'aucune évaluation économique, environnementale ou sanitaire rigoureuse ne soit faite du blé RR ou des autres blés GM. Ainsi, il faudrait empêcher la libération dans l'environnement, la production commerciale et la consommation du blé GM.
source :http://www.greenpeace.ca/f/campagnes/ogm/ble/bleMaudit.html
Le Bureau Canadien du blé (Canadian Wheat Board) a demandé au gouvernement de ne pas autoriser le blé transgénique de Monsanto. Son président estime que l'autorisation ne peut être acceptable qu'à deux conditions : que ce blé présente bel et bien des avantages pour les producteurs et qu'une véritable ségrégation soit opérée pour satisfaire les consommateurs. Sa position est d'ordre purement économique, puisqu'il a précisé que les pays qui achetaient à prix fort le blé canadien, comme la Grande Bretagne, l'Italie et le Japon, s'approvisionneront là où le blé n'est pas génétiquement modifié. Le bureau a même demandé que le gouvernement adopte une loi qui intégrerait dans ses procédures d'autorisation ìl'acceptation du marchéî.
source :http://www.infogm.org/article.php3?id_article=146
L'action proposée cette semaine, par Laure Waridel à l'émission Indicatif Présent animée par Marie-France Bazzo est la suivante:
Pour prendre part à l'action "Pas d'OGM dans mon pain!"
ï Identifiez votre députéE à partir de votre code postal.
ï Vous pouvez écrire un petit mot disant simplement ´Je ne veux pas d'OGM dans mon pain!ª Inscrivez-y vos coordonnées complètes et signez.
ï Avant le 31 octobre postez une tranche de pain avec votre message à votre député
ï Votre Député -Chambre des communes- Ottawa, Ontario -K1A 0A6
ï Les envois parlementaires ne nécessitent pas d'affranchissement. C'est gratisse de correspondre avec son dep'
source : http://www.radio-canada.ca/radio/indicatifpresent/
ENGAGEZ-VOUS QU'ILS DISAIENT
plus d'info, toujours plus
http://www.cwb.ca/fr/news/releases/2003/052703.jsp
Publié par La Tribu du Verbe le 24 octobre 2003 à 11:45 AM
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