Droits de la personne, un mensonge

Depuis le 11 septembre, on a appris que ce n'est pas vrai que les droits de la personne sont fondamentaux. Ceci est clair à cause des nouvelles lois antiterroristes sanctionnées aux États-Unis et au Canada, ainsi que par le "Patriot Act" qui permet à John Ashcroft et son département, par exemple, de poursuivre des criminels "ordinaires, voleurs, fraudeurs, etc. en vertu des lois antiterroristes et du "Patriot Act". Faut voir Guantanamo Bay et les autres prisons hors territoire et la torture pratiquée hors territoire.

Les humains n'ont découvert que récemment qu'ils étaient des humains en droit égaux les uns aux autres et qu'ils avaient une valeur inhérente à leur "être". Cette découverte a eu lieu à la fin du 18e siècle, en France, et de là la nouvelle se répand de par le monde depuis deux siècles. Depuis, inénarrable, inviolable, fondamental, etc., sont devenus des qualificatifs sans véritable portée.

Cette découverte s'est opérée au sein d'une volonté des représentants de tous ceux et celles qui avaient daigné "voter" et a été explicitée après de multiples délibérations et sanctionnée par une assemblée libre et légitime. Merveille donc que des volontés puissent ainsi spécifier ce qu'il en est de leur existence et de celle de tant de semblables. Cette reconnaissance se défend bien d'ailleurs, car elle pourfend l'idée que c'est la force qui fait le droit.

Comment en vient-on alors à suspendre ce qui a été reconnu comme la seule possibilité d'une véritable existence/vie pour tous? Le fond de la découverte c'est que tous et chacun partage le fait d'être humain. Cela est inhérent. On a traduit cela en droits, en lois, en conventions (par ex. convention de Genève), en constitutions, en chartes, par des traités et des modes d'organisations et de répartition des pouvoirs. Tout est mis en oeuvre pour protéger la cité (je prends ce terme au sens large, toute enité politique légitime) contre ceux et celles qui agissent contre l'humanité de tous. Cependant, pas au détriment de la réalité première.

Or, les Etats-Unis sont devenus, en sus de nombre d'États, un modèle dans la négation des droits de la personne. Est-ce antiaméricain que de défendre les états-uniens contre les Etats-unis et de souligner la profonde inhumanité des uns et de certaines institutions contre les autres?

Il faut chercher d'autres modes institutionnels pour assurer le respect des personnes et la sécurité de tous.

Publié par Hermès le 18 novembre 2003 à 02:46 PM TrackBack Commentaires (5)