Ouverture du café Mari-Jane

Samedi le 29 novembre, je me suis levé et je me suis rappellé que c'était la grande ouverture du controversé café Mari-Jane. Question de suivre tout ce qui est débat social ou susceptible de l'être, je m'y suis pointé.

Arrivé sur place, j'ai pu constater qu'il y avait beacoups de médias. Hugo St-Onge, représentant du Bloc Pot, coupait le ruban d'ouverture et tout le monde se précipita à l'intérieur, dû au froid de canard. C'était bien intéressant. Plusieurs conversations attiraient mon ouïe. Mais une en particulier capta mon attention, celle d'un père de famille qui était venu avec sa petite fille pour démontrer son appui. Il affirmait qu'il ne fumait pas mais qu'il était fatigué de l'hypocrisie sociale et surtout gouvernementale autour du sujet.

Le gouvernement va évidemment tout faire pour fermer ce café et médiatiser le tout. Par contre, lorsqu'il a été question d'inculper des vrais trafiquants tel que les Hells, on nous à jeté de la poudre aux yeux de sorte qu'on ne sait plus trop ce qui arrive avec ça et qui a été accusé ou non. On condamne 2-3 dealers pour justifier l'escouade Carcajou, on montre une couple de kilos et d'armes saisies pour calmer l'opinion publique et le travail est fait. En passant, l'organisation criminelle des ''Bikers'' ne s'est jamais porté aussi bien (surtout depuis les fusions) grâce à l'aide de quelques hauts placés.

Cela me fait penser que ce sont ces bureaucrates à la mentalité enkylosée et conservatrice qui s'opposent à ce projet. Pas pour une question de santé ou morale, mais plutôt pour gagner des votes. De toute façon, s'il y a des coffee shop à Vancouver, Halifax et surtout, surtout en Ontario, le Québec doit au moins reviser ses lois et décriminaliser le cannabis. On ne parle même pas de le légaliser, juste décriminaliser le simple usager qui veut fumer son joint. Mais entre vous et moi c'est moins épeurant piler sur le petit peace qui fume son joint que condamner les ''Mom'' Boucher et compagnie.

Juste avant de quitter le café Mari-Jane, des rumeurs voulant que la police allait faire une descente circulait. C'est cette dernière qui aurait averti qu'une descente allait être effectuée, sous l'excuse que le local était trop petit pour le nombre d'occupants. C'est un sujet à suivre...

Publié par Léon le 29 novembre 2003 à 04:38 PM TrackBack Commentaires (2)