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Sa priorité c'est la santé !

Et quelle est la nouvelle trouvaille de Patapouf pour valoriser sa priorité dans la région de Montréal ?
Hé oui, malgré son désir à moyen terme de réduire le fardeau fiscal et par la même occasion la taille de l'État, Patapouf n'a pu s'empêcher de faire comme tous ses prédécesseurs depuis que la nuit des temps nous a infecté avec ce fléau que sont les politiciens de carrière. Dans sa grande originalité, Patapouf a institué une commission pour étudier un dossier déjà étudié depuis des années par une multitude de spécialistes de l'indécision. Et Patapouf fait appel à ses ex en leur accordant des déshonoraires de 1 100$ par jour pendant 4 mois (plus sûrement un généreux compte de dépenses dans l'ampleur n'a pas été dévoilé lors de l'annonce). Tout ça pour ré-étudier encore une ultime fois les projets de méga-hôpitaux universitaires montréalais. C'est qui ses ex ? Sa tendre épouse Michouï ne serait-elle qu'une simple remplaçante de seconde main ?
Mais non, il s'agit premièrement de son ex-boss, Brian le menton, le p'tit gars de Be-Comeau, celui qui, comme le plouc de Sherbrooke lui-même d'ailleurs, a délaissé depuis belle lurette son village natal pour l'infusionnable Westmount. Et l'autre ex c'est son prédécesseur en ligne droite, le très charismatique Daniel Johnson, le premier ministre le plus fade et le plus insipide de l'histoire du Québec. Patapouf nous a annoncé la bonne nouvelle en spécifiant qu'il s'agissait de 2 gros calibres de la politique, sans préciser ni le nombre de millimètres revendiqué par ses ex, ni qui il voulait faire tirer par ces 2 dangereux tueurs à gage de la politique Canadian, réputés surtout pour leurs déficits records. Malheureusement, Patapouf ne nous a pas expliqué en quoi ces bazookas de la politique étaient compétents en matière de construction de méga-hôpitaux et selon ce que l'on a pu lire dans les torchons d'aujourd'hui, les journalistes ne semblent pas avoir songé à poser la question.
Patapouf ne nous a pas expliqué non plus pourquoi son ministre de la priorité des priorités, le docteur Couillon, n'était pas capable de décider par lui-même du sort de ces méga-dépenses en béton. Serait-ce parce que certains médias ont commencé à parler du bon Docteur Couillon comme un éventuel successeur de Patapouf ? En cette période trouble où une partie importante de l'électorat réclame la tête de Patapouf, il est légitime de se poser la question. Les ex-gros calibres serviraient-ils d'écran à la popularité du ministre Couillon ? Quelle belle histoire à suivre !
Publié par Rapporteur Zircona le 04 novembre 2003 à 10:59 PM
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