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Je suis un quidam. Je pense tout haut, parfois avec son, parfois par l'écrit, ici et ailleurs. J'ai pris comme catégorie "bonne nouvelle" au sens religieux (je me valorise, hein!), mais j'aurais pu prendre "découverte" (quoique pas très original). Depuis plus de 100,000 ans que la pensée est en action. Certains font remonter l'événement à plusieurs millions d'années. Il fallait penser pour faire des outils et les réutiliser.
Moi et d'autres nous nous sommes amusés à classer les pensées. Au gré des siècles. Classifications nombreuses, parfois simples, parfois non. Nous (tous ceux et celles...) générons par la pensée tout ce dont nous avons conscience et qui se communique ou s'extériorise par des "signes" et des "choses". Parfois, souvent, certains se sont regroupés ou ont regroupé tout dans des systèmes ou une représentation des choses qu'ils ont, souvent à leur insu, catégorisés comme étant définitifs et totalisants.
On peut cependant reconnaître aujourd'hui que tout ce qui a été pensé relève de "notre" pensée et n'a de valeur que ce que nous pesons et évaluons en fonction de critères que nous élaborons.
Une de nos grandes difficultés, c'est de prendre acte de ce simple fait : nous faisons cette action-opération que nous appellons penser. Aussi que nous spécifions ce que c'est, le comment et le pourquoi. (Par exemple, deux grandes inventions: la logique et la dialectique -- en dehors des mythes).
Je suis comme tous les autres un artisan de la pensée. Ce qui émane de moi, je ne peux que l'offrir quitte à ce que cette offrande soit reçue et repensée et réofferte ou soit ignorée.
L'imposer de force? Pourquoi? Ce serait tout un aveu: qu'au fond ce n'est pas la pensée qui compte, mais la puissance musculaire ou musclée. Certains-plusieurs ont opté et optent pour cette manière d'exister. Sans penser, sans doute!
Ainsi, je découvre que comme ma pensée n'a été conçue que par le sujet quidam que je pense que je suis, il en est ainsi chez tous les sujets ou il peut en être ainsi. Car, comment cela peut être autrement? Si chaque sujet se pense comme sujet, il ne peut se penser au-dessus de lui-même à moins de penser qu'il est le seul sujet (acceptable, valable, etc...) et qu'il a donc à imposer à tous les autres sujets de n'être sujet que comme lui. Or, cela c'est imposer comme norme pour tous qu'il n'y a en vérité qu'un seul sujet. Or, cela c'est nier l'existence des autres. Cette négation devient normative. Donc, c'est aussi se nier comme sujet ! (Tous les sujets se pensant au-dessus des autres cherchent à s'imposer, c'est la lutte perpétuelle. Plus encore, c'est de l'autodestruction.) Parce que si un nie tous les autres, il édicte comme norme que tout sujet nie les autres.
La grande découverte (oops, la catégorie découverte existe) depuis un certain temps, c'est que chaque quidam est un sujet souverain et libre. Comme tel il est frère-soeur de tous les autres, en soi égal. C'est-à-dire qu`il participe pleinement ou peut (ou devrait) selon ses potentiels, etc., à la construction du sujet et des sujets. Il fabrique le social des sujets ou le sujet en tant que sociable. A examiner à partir de là ce que les sujets proposent et offrent depuis "les débuts des temps de penser", l'examen des cerveaux de chacun: depuis le rapport à la Terre (l'économisme passé et actuel), le rapport à l'autre (ethnie, culture, société, politique, etc), les rêves de bien-être et d'avenir-en-devenir (les religions, les idéologies, en toute organisation et administration), les chemins à prendre (science-découvrir, science-à-appliquer), et comment chaque chose ou élément est pesé et soupesé (les valeurs). Le milieu et le climat : la domination (la gloire étant une forme de domination) ou l'offrande.
Salut à tous !
Publié par Hermès le 01 novembre 2003 à 10:21 AM
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