Le patronat exige que Noël ne soit plus une journée fériée.

En ce 25 décembre, Gilles Taillon était outré, hier. Il avait, semble-t-il, ses raisons. Plusieurs journalistes ont néanmoins trouvé étrange la décision du président du CPQ de convoquer une conférence de presse le jour de Noël, alors que le temps est à l'habitude voué aux réjouissances.

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D'entrée de jeu, Gilles Taillon a exprimé son désarroi:

"À tous les 25 décembre, je ne peux retenir mes larmes, c'est comme un coup de poignard dans la poitrine, je pense à tous ces profits perdus et je me met à pleurer."

"Le jour de Noël est le symbole d'une perte inestimable pour l'économie Québécoise. Combien de salaires sont-ils versés aujourd'hui, à des gens qui ne travaillent pas, qui sont à la maison, à fêter Noël? Combien de magasins, d'usines et de ´fabriquant de servicesª (sic) sont-ils fermés aujourd'hui? Noël nuit à la productivité de notre province, Noël nuit à la croissance économique du Québec! Je ne dis pas que les gens n'ont pas le droit de fêter Noël, je dis simplement que ce n'est pas une raison pour ne pas travailler."

Questionné par téléphone, Patapouf commentait avec entrain la conférence du CPQ :

"Cela me semble intelligent, il me semble que c'est le gros bon sens. Il faut rappeler que nous avons eu un mandat très clair de la population, les gens veulent que les choses soient faites différemment, je ne vois pas ce qu'il y a de mal à abolir Noël si ça peut être bénéfique pour la croissance économique du Québec. Il faut demeurer compétitif. Et en plus, ça permettra aux citoyens de profiter d'une journée de boxing day supplémentaire!"

Publié par Sébastien Aubé le 26 décembre 2003 à 04:02 PM TrackBack Commentaires (4)