Le superministère fédéral de la sécurité

Nous avons reçu ce communiqué de Pierre Dostie (V-P et porte-parole de l'UFP) qu'il nous fait plaisir de reproduire ici en vous invitant, comme d'habitude, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse webmestre@latribuduverbe.com.

Communiqué ñ pour publication immédiate

Le superministère du renseignement et de la répression de Paul Martin : Un geste qui accentue la soumission canadienne aux volontés guerrières de Bush.

Saguenay, le 29 décembre 2003. Le nouveau PM du Canada Paul Martin se promettait d'améliorer les relations avec les États-Unis. Il vient de donner un signe de sa soumission aux politiques étrangères étasuniennes en créant, à la demande de Washington, un superministère à l'image de celui des É.U. : celui de la Sécurité publique et de la protection civile.

Cette décision suscite des appréhensions dans de nombreux milieux qui craignent un accroissement de la répression. Dans ce contexte, l'UFP réitère la proposition de mettre sur pied une vaste coalition de surveillance et de mobilisation pour la défense des droits et libertés comme l'avait fait Opération liberté en 1978.

Un superministère de surveillance et de répression

Le superministère concentre maintenant un ensemble d'organismes qui relevaient auparavant de divers ministères ou portefeuille, notamment le Solliciteur général et la défense nationale. Il s'agit du Bureau de la protection des infrastructures essentielles et de la protection civile, de la GRC, de la prévention du crime, du Service correctionnel du Canada, de la Commission nationale de libération conditionnelle, du Centre des armes à feu, de la nouvelle Agence des services frontaliers et du SCRS (Service canadien de renseignement et de sécurité).

Le PM Martin a également décidé de l'augmentation des effectifs de l'armée de réserve et de la création d'un poste de conseiller à la sécurité nationale auprès du Premier ministre au sein du Bureau du Conseil privé. Le but avoué est d'intégrer l'ensemble des informations et des actions en vue de mieux contrer le terrorisme et les catastrophes naturelles. Toutefois, en regroupant ainsi la plupart des fonctions répressives et de renseignements de l'État fédéral, le gouvernement de Paul Martin s'aligne directement sur les attentes de George Bush qui mène une véritable chasse aux sorcières aux É.U. sous le couvert de la lutte aux terroristes. Il est à prévoir une augmentation de la répression faites à l'endroit des militantEs pour la paix, des syndicats et des étudiantEs défendant leurs droits, des immigrantEs, des réfugiéEs, des voyageurs ou des simples citoyens.

La récente affaire ´Ararª, du nom de ce citoyen canadien déporté en Syrie par les É.U. et emprisonné pendant un an, dans laquelle le rôle du SCRS canadien est encore à éclaircir, le refus de statut aux réfugiés palestiniens, les arrestations massives lors des manifestations d'altermondialistes. ou encore le refoulement récent du chanteur Kurde Armanc dans des circonstances nébuleuses, ne sont que des préludes aux violations des droits fondamentaux qui s'annoncent sous le gouvernement Martin. Rappelons que les lois adoptées depuis le 11 septembre 2001 des deux côtés de la frontière permettent aux policiers d'arrêter et de détenir sans même les informer des motifs quiconque est soupçonné d'être ou de collaborer avec des ´terroristesª dont la définition est large et floue à souhait.

Une Opération liberté 2 ?

Les arrestations massives (plus de 300 personnes) survenues le 28 juillet dernier à Montréal à l'occasion de la réunion de l'OMC, avaient amené un certain nombre d'organisations dont l'UFP à proposer une véritable ´Opération liberté 2ª pour surveiller les agissements des divers appareils répressifs et dénoncer les violations des droits fondamentaux dans divers domaines tels les réfugiés et l'immigration, les mouvements sociaux, syndicaux, de solidarité internationale, etc. Le porte-parole de l'UFP, Pierre Dostie a indiqué que cette question est parmi les priorités de son parti pour l'année qui vient : ´Nous allons relancer les partenaires éventuels afin de concrétiser ce projet de chien de garde de nos droits fondamentaux. Il faut répondre au déficit démocratique qui ne fait que s'accroître depuis que la lutte au terrorisme sert de prétexte à l'établissement d'un État de plus en plus répressif et quasi-totalitaireª.

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Pierre Dostie V-P et porte-parole, cel : 418-540-3285

pierre.dostie@ufp.qc.ca.

Union des forces progressistes

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Publié par Bob L'Aboyeur le 29 décembre 2003 à 01:33 PM TrackBack Commentaires (1)