Quelle magouille !

Les événements qui se sont passés hier au Vénézuéla avaient toutes les allures d'une méga fraude. En effet, 38 députés de l'opposition étaient soumis au processus de destitution suite à une demande de la population, et trente-sept d'entre-eux risquaient de voir leur mandat révoqué puisque les signatures obtenues avaient largement dépassé le 20% prévu dans la constitution vénézuélienne de 1999.

En fin de semaine dernière avait également lieu le processus visant à destituer le Président Chavez, processus enclenché par l'opposition elle-même. L'opposition devait obtenir un total de 4 millions de signatures, représentant le même pourcentage de votes réglementaire (20% des gens enregistrés comme étant Vénézuéliens et ayant l'âge de voter) pour destituer le président élu.

Or des irrégularités ont été signalées de la part de la population: certains employés de grandes compagnies ont été contraints de signer sous peine de perdre leur emploi. Un patient hospitalisé s'est vu dans l'obligation de signer pour la destitution du président, afin de pouvoir être opéré. Parmi ces personnes, 40 000 d'entre elles ont signé et mis leur numéro de passeport alors qu'ils ne sont même pas Vénézuéliens. Autre fait à noter, on proteste contre le fait que certains résidents permanents du cimetière seraient allés voter alors qu'ils sont déjà morts.

CNN en espagnol évoquait, dans un article, que ces gens étaient des réfugiés vénézuéliens installés à Miami, alors que ce ne sont pas des réfugiés comme tous le savent. La manipulation médiatique internationale continue encore et encore. L'opposition prépare encore un coup d'État contre le président élu démocratiquement Hugo Chavez Frias. Pedro Carmona, ex-putchiste du coup d'État d'avril 2001 a même signé, du lieu où il se cache en Colombie pour voter en faveur la destitution de Chavez.

Hier, l'opposition demandait à ses supporteurs de se réunir dans les rues et de manifester, alors que les signatures n'étaient pas encore comptabilisées et validées. N'était-ce pas là le signe que l'opposition prévoyait elle-même ne pas pouvoir obtenir le nombre de votes requis pour destituer Chavez? Ils ne l'ont d'ailleurs pas obtenu puisqu'aujourd'hui on apprenait que Chavez a obtenu la faveur populaire, encore une fois!

Il semble qu'il ne reste qu'une seule solution. Emprisonner les membres dirigeants du Conseil du patronat et nationaliser les entreprises qui auraient forcé des employés à signer contre leur gré. De toutes façons, ces entreprises privées se sont avantageusement appropriées les deniers publics pendant de longues années, à titre d'amis personnels des deux principaux partis politiques traditionnels. Ce serait sûrement un juste retour des choses que de nationaliser ces entreprises sans compensation financière accordée aux crasseux adeptes du néo-libéralisme!

Les résultats obtenus aujourd'hui démontrent que quand la démocratie est exercée envers et contre tout mouvement visant à la déstabiliser, cette première en sort toujours gagnante! Vive la démocratie!

Publié par Libertador de Conciencia le 03 décembre 2003 à 09:55 PM TrackBack Commentaires (5)