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Saguenay, le 22 janvier 2003. En refusant de soutenir James Gabriel, leader Mohawk démocratiquement élu en lutte contre le crime organisé dans sa communauté, le ministre de la sécurité publique a bafoué l'état de droit et la légitimité démocratique et nui aux efforts de ce dirigeant. Il a implicitement encouragé des éléments criminels à intimider James Gabriel. Il faut maintenant rétablir la sécurité dans la communauté et la confiance dans nos relations avec ses représentantEs.
L'empressement avec lequel le ministre de la sécurité publique Jacques Chagnon a négocié avec les ´dissidentsª et jugé James Gabriel mal avisé dans ses stratégies de lutte au crime organisé, puis lancé ´sonª escouade mixte sans même consulter le chef de bande, nous pose question sur sa compétence à régler un dossier aussi complexe. On reconnaît bien là toutefois le style du gouvernement Charest, réfléchissant en vase clos et agissant unilatéralement par la force en ignorant les acteurs sociaux. Le chef des première nations M. Picard a bien raison de pointer du doigt la bêtise du ministre. Il ne suffit plus maintenant de dire du bout des lèvres que James Gabriel est le représentant légal et légitime de sa communauté. ´Les progressistes exigent une enquête publique sous contrôle du gouvernement légitime de la communauté et la démission du ministreª ajoute Pierre Dostie, porte-parole de l'UFP, dont le parti est en faveur de l'autodétermination des peuples autochtones.
Par ailleurs, il ne faut pas oublier que la crise à Kanesatake est reliée à l'instauration d'un modèle de démocratie qui cherche à réconcilier les traditions Mohawks avec les valeurs de la Charte québécoise des droits et libertés de la personne. Cette problématique est bien plus vaste qu'une question légale, judiciaire, politique ou de juridiction policière, elle est aussi culturelle et elle ne peut se résoudre que par l'ouverture et la contribution des nations et gouvernements en présence.
En premier lieu, il est impératif de soutenir les efforts entrepris par James Gabriel et l'Assemblée des premières nations pour reconstruire la paix et rétablir la sécurité des personnes dans cette communauté suite à ce gâchis que vient d'aggraver le ministre Chagnon.
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Pierre Dostie V-P et porte-parole,
pierre.dostie@ufp.qc.ca
Publié par UFP le 21 janvier 2004 à 08:32 PM
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