Dehors le Ministre, au plus vite

Nous avons reçu ce texte de Ladéroute, concernant la gestion de la crise à Kanesatake par le gouvernement Charest. Nous vous invitons, comme d'habitude, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse: webmestre@latribuduverbe.com.

DEHORS, LE MINISTRE, AU PLUS VITE!

Nous avons été inondés de nouvelles et de commentaires concernant la dernière crise chez les autochtones près de Montréal. Je m'excuse, mais je ne peux pas comprendre l'attitude du ministre québécois même s'il affirme qu'il a empêché une autre effusion de sang qui a eu lieu lorsqu'un agent de la SQ est mort en devoir il y a quelques années.

J'admire sans réserve le courage du Grand chef James Gabriel. En voilà un qui a des couilles, comme dirait l'autre. On a incendié sa maison et tous ses biens se sont envolés en fumée. Il affirme après le désastre qu'il veut revenir à la charge pour mettre de l'ordre dans sa communauté. J'ai trouvé un homme calme et posé devant l'adversité, ce qui est très rare. Il a démontré beaucoup plus de courage que nos élus du fédéral et du provincial devant la situation. Il doit encore faire face aux Warriors d'antan, ces même Warriors qui ont fait trembler les gouvernements, surtout le gouvernement du Québec, en bloquant les ponts et les routes et en terrorisant la population québécoise. C'est à ne rien y croire, pourtant, c'est vrai: le gouvernement québécois, avec sa Commission de police couche avec le Crime organisé.

Le frère de Lasagne Cross, l'ancien chef de police de la réserve a été démis de ses fonctions par le Grand chef Gabriel parce qu'il était incompétent et aussi parce qu'il ne faisait pas son travail. La Commission de police a congédié un chef de police qui a été mis en otage et a réinstallé le frère de Lasagne. Ce n'est qu'au Québec qu'on peut trouver pareille aberration! On dit combattre le crime organisé, l'ancien solliciteur général, du temps des péquistes a déjà fait un show dans un champ de mari, et on a continué de cultiver de plus belle. Rien de rassurant pour le bon peuple. On vent des cigarettes illégales et illégalement. Les gouvernements ferment les yeux. Ce commerce prospère et fait compétition aux vrais manufacturiers. On cultive le cannabis ouvertement, soit dans des champs ou dans des serres qui sont conçues à cet effet dans des résidences situées dans la réserve. Gabriel veut faire cesser ces commerces illégaux et il a la vision de faire de son peuple un peuple heureux et productif. Pour acheter une paix temporaire, Jacques Chagnon a négocié une entente avec ceux qui ont incendié la maison de leur chef, avec ceux qui, naguère ont bloqué les routes, avec ceux qui ont tué un agent de la SQ, avec ceux qui ont terrorisé les eaux. Le Ministre Chagnon ne sait pas qu'on ne parle pas à ces gens. Il ne sait pas qu'on ne négocie pas avec ces gens.

Je propose deux solutions. Le gouvernement du Québec doit négocier avec le Grand chef James Gabriel, le seul qui a été élu par la population de sa réserve, et en venir à une entente négociée pour le maintien de la paix. Le fédéral a promis des fonds pour le maintien de la paix et il n'a fait parvenir que des miettes. Qu'il remplisse ses promesses au Grand chef! Il faudrait aussi qu'on aide les personnes vivant dans ces réserves à s'instruire et à prospérer légalement et, pour faire le nettoyage des crapules vivant dans la réserve, on devrait faire venir les Casques Bleus qui semblent efficaces en Bosnie et ailleurs. Pourquoi ne seraient-ils pas efficaces dans cette petite réserve?

Et, qu'attend Jean Charest pour congédier le ministre Jacques Chagnon qui brille de tous ses éclats par son incompétence. Je préfère utiliser le mot incompétence parce que plusieurs personnes pensent qu'il agit comme l'émissaire de la pègre au sein du gouvernement. Je préfère écrire que le ministre est un imbécile ou un incompétent qu'un mafieux...

Ladéroute

Publié par La Tribu du Verbe le 15 janvier 2004 à 03:01 PM TrackBack Commentaires (13)