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Ça a été annoncé aujourd'hui, les États-Unis, pour des raisons de sécurité, n'enverront plus de mission de maintenance vers le télescope Huble. Le télescope pourrait donc faillir à tout moment, sans espoir ou projet, à court terme d'une solution de rechange.
Plutôt ironique, cette nouvelle, au lendemain d'une annonce, toutes trompettes dehors, du président Bush, que les États-Unis ont l'intention de s'installer sur la Lune et de lancer des missions habitées vers Mars dans les décennies à venir. On sacrifie la recherche au profit de... l'exploration.
Pourtant la présence d'humains à bord des appareils interplanétaires n'apporte pas nécessairement grand chose à l'exploration spatiale. Elle pose plutôt des problèmes majeurs dont les solutions sont coûteuses, au regard d'un programme de vols non habités. De l'avis de plusieurs spécialistes, la solution la plus raisonnable, scientifiquement parlant, pour l'exploration de Mars est l'utilisation de robots.
Quant à la Lune, elle ne semblait pas intéresser qui que ce soit, jusqu'à cette semaine. L'intérêt des expériences pouvant y être menées ne semblait pas dépasser celle des expériences menées en orbite autour de la Terre. Il est vrai que ces dernières coûtent beaucoup moins cher. Assurément, les États-uniens devront transporter des touristes avec eux pour payer toutes ces nouvelles dépenses. Bientôt ouvert, dans la Mer de la tranquilité, le premier Club Moon?
D'un autre côté, il semble que la manie des annonces de voyages interplanétaires soit bien ancrée chez les présidents américains. Plusieurs auraient fait des annonces similaires dans le passé, de Kennedy à Bush père. Sans résultat, comme dirait Godin. Le but de tout ce boucan pourrait bien être de redorer le blason du président en vue des prochaines élections. Objectif terre à terre s'il en est.
Publié par Capitaine Hadès le 17 janvier 2004 à 09:57 PM
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