![]() |
![]() |
|

Selon un sondage récent, à la question "vous sentez-vous en sécurité au Canada?", la majorité des Canadiens se sentent moins en sécurité qu'il y a dix ans, alors que la plupart des Québécois ne remarquent pas de différence (Le Devoir, 19-01). Selon un sondage mondial du Couac, devant ces résultats, les Étatsuniens se sentent moins en sécurité de savoir que les Québécois ne voient pas de différence et que les Canadiens sont inquiets.
Par conséquent, les Canadiens, qui sont plus perméables aux nouvelles étatsuniennes, se sentent encore moins en sécurité de savoir que les Étatsuniens ne se sentent pas en sécurité. Les Québécois, pour leur part, ne voient toujours pas de différence. Devant cette perception, les Canadiens se demandent s'ils devraient voir une différence. Les Étatsuniens, de constater cela, tremblent de plus en plus, se demandant ce qui se passe soudainement au nord du 45e. Les Québécois réitèrent leur position : malgré Patapouf au pouvoir, tout va bien sur le plan sécuritaire, nous maîtrisons la situation. Les Canadiens, influencés par cette affirmation, se mettent à chier dans leur froc en se demandant quelle fourberie cela cache. Les Étatsuniens, pour leur part, décident de ne pas prendre de chance et pensent envahir préventivement le Québec parce que ce dernier refuse de s'inquiéter. Constatant cela, les Canadiens suent à grosses gouttes en attendant leur tour. Les Nations Unies s'en mêlent et dénoncent le peu de sensibilité des Québécois face aux préoccupations de leurs voisins. La France, ulcérée, accorde son appui inconditionnel au Québec et envisage l'envoi de 900 tonnes de camenbert bien fait pour défendre la frontière québécoise. Du coup, c'est l'escalade : les Canadiens deviennent vraiment inquiets pendant que les Étatsuniens votent un budget de guerre de 800 milliards pour attaquer Montréal. Paul Martin envoie un diplomate à Washington. Les Étatsuniens le sous-traitent en Syrie parce qu'ils ont cru déceler une odeur de fromage dans ses bagages et parce qu'il souriait sur son passeport, ce qui est éminement suspect. Paul Martin, ne faisant ni une ni deux, transforme ses bateaux en cuirassés et les avions d'Air Canada en bombardiers et part conquérir la Syrie avec les Mohawks, laissant le gouvernement sous la responsabilité de Ralph Klein. Celui-ci s'empresse de privatiser la frontière canado-américaine et d'imposer des droits de douane de 300% sur tout ce qui existe. Ne pouvant plus envahir le pays au risque d'épuiser immédiatement leur budget de guerre, les Étatsuniens intentent un procès au Canada au tribunal de l'OMC. Pendant ce temps, Paul Martin...C'était quoi la question, déjà?
Couac Dinner
***
Ce texte paraît dans la dernière livraison du mensuel satirique Le Couac (vol. 7 no. 4 ñ février 2004). Je vous incite fort à acheter et à lire Le Couac, une des seules publications politiques indépendante au Québec. Le Couac est un OSBL autogéré bénévolement, ou presque.
Pour s'abonner : www.lecouac.org
Pour une information libre et indépendante:
Le portail des médias alternatifs du Québec
Pour destituer Patapouf Charest:
Publié par Le Couac Dinner le 03 février 2004 à 09:32 PM
TrackBack
Commentaires (2)