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Après huit années de collaboration à titre d'éditorialiste au journal mexicain El Universal, Heinz Deietrich a été informé, hier, de la fin immédiate de sa collaboration avec le journal. Ce journal qui regroupait différentes tendances, est le plus important du Mexique à part La Jornada. El Universal par contre souffre toutefois depuis environ cinq mois d'attaques contre sa nature pluraliste et cette rupture d'avec sa nature pluraliste s'est confirmée au cours des derniers jours. Elle est principalement due aux pressions exercées par quatre secteurs qui ont vu leurs intérêts touchés par les analyses de Deitrich.
Le premier secteur est celui de l'oligarchie vénézuélienne et de ses alliés à Miami. Il n'y a pas si longtemps, quand Deitrich a publié un article concernant Hugo Chavez dans le El Universal, un directeur d'un média de communications du Vénézuéla a appelé le directeur du El Universal au Mexique, se déclarant contre la publication de l'article de Deitrich, puisqu'il considérait cet éditorialiste comme un agent de propagande. Néanmoins, cette action n'a pas eu les effets escomptés. Voyant que leur requête n'était pas prise au sérieux, les médias de communications vénézuéliens s'empressèrent d'organiser une campagne électronique en provenance des États-Unis et du Vénézuéla contre le journaliste Deitrich, incitant les lecteurs à envoyer des courriers électroniques au directeur du journal pour exprimer leur mécontentement.
Le second facteur est l'ambassade d'Israel. Lorsque Dietrich a commencé à analyser la politique du terrorisme d'État exercé par Ariel Sharon contre le peuple palestinien, l'ambassade d'Israel au Mexique s'empressa de communiquer avec le directeur du journal, pressant celui-ci de censurer les articles du journaliste car l'ambassade considérait que les articles du journaliste étaient des articles idéologiques qui distorsionnaient la réalité.
Le troisième secteur est le sous-empire espagnol, composé de compagnies qui influencent beaucoup le gouvernement espagnol Aznar comme Repsol, BBV, etc...
M Dieterich affirme que ces pressions n'affecteront, en aucun cas, sa pratique journalistique, se disant fier de ce qu'il accomplit comme journaliste, de rompre les chaînes du silence quant à la couverture de la révolution bolivarienne au Mexique, puisque, dit-il, personne ne la défend. Cette action, dit-il, a peut être crée un lien de solidarité entre les peuples Mexicains, Vénézuéliens et Palestiniens, trois peuples que l'on couvre mal, enfin, que nos grandes corporations couvrent mal, et ce, de manière délibérée.
Ceux et celles qui voudraient manifester leur mécontentement quant à la mise à pied du journaliste Deiterich, veuillez envoyer un email à l'adresse figurant à la toute fin de cet article.
Note: Hans Deitrich est l'un des intellectuels les plus respectés en Amérique Latine.
Director General Online
Merci a vous
Publié par Libertador de Conciencia le 01 février 2004 à 10:46 PM
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