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Dans la tradition des pétitions Internet; popularisées depuis quelques années (qui n'a pas reçu au moins l'une d'entre-elles concernant la guerre en Irak?); j'ai reçu cette semaine ce message d'une amie, concernant Patapouf. Le texte joint invitait le récepteur du message à ajouter son appui à ceux déjà inscrits au courriel et à le faire suivre à l'adresse du gouvernement à tous les 100 noms.

J'ai décidé de partager celui-ci avec vous parce que je trouve qu'il est bien écrit, qu'il résume bien l'oeuvre diabolique de ce gouvernement, mais aussi, dans la foulée des informations au sujet du "google bombing", il me semblait qu'il y avait là une autre belle manière d'être actif d'une quelconque manière dans l'opposition que nous sommes en droit de mener contre les Libéraux de Patapouf. Comme quoi, même le cul assis devant son ordinateur, il est possible de signifier son mécontentement et d'effectuer une certaine forme "d'activisme".
D'ailleurs, à ce sujet, je recommande d'envoyer ce message en copier-coller au PLQ de façon individuelle; pas besoin d'amasser 100 noms afin d'inonder leur courrier virtuel. Le résultat ne peut d'ailleurs qu'être meilleur. Et ça ne prend que 30 secondes à faire.
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Jean Charest: commentairesPM@mce.gouv.qc.ca
Direction du PLQ: direction@plq.org
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Monsieur le premier ministre Jean Charest
NON monsieur le premier ministre nous ne vous croyons plus. Vos concitoyens se sentent trahis par l'adoption précipitée des huit projets de loi de votre gouvernement juste avant la période des fêtes. Beau cadeau pourÝ les Québécoises et les Québécois, puisque bon nombre de vos mesures se traduisent maintenant par des coûts supplémentaires pour ces gens que vous dites représenter. En plus de réduire la capacité économique de la classe moyenne et celle des moins nantis, vous ne respectez pas vos promesses électorales.
Vous aviez pourtant promis de garder les frais de garderie à 5 $ par jour, mais voilà que vous avez décidé de les augmenter à 7 $ par jour pour des raisons dites budgétaires.
En plus d'étouffer les familles sous des coûts supplémentaires, voilà queÝÝvous leur offrez, avec l'adoption de vos projets de loi, la précarité d'emploi en guise de développement social et économique.
Vous vous faites le porte-parole d'intérêts privés d'entreprises souvent plus préoccupées par la notion de profit que par un véritable soucis de construire la société que nous souhaitons.
La réingénierie se définissant par l'étude d'un projet industriel, nous comprenons que chaque citoyen est devenu pour vous une pièce interchangeable que l'on peut jeter après usage sans avoir à se préoccuper de son avenir.
Monsieur le premier ministre, comment pouvez-vous dire que vous êtes à l'écoute des silencieux? Plusieurs n'osent même plus parler. Ils ont voté pour vous dans l'espoir de garder une sociale-démocratie, mais voilà que vous préparez le démantèlement en profondeur de l'État, de ses services publics ainsi que du marché du travail en général.
Ce n'est pas pour cela monsieur Charest que vous avez été élu premier ministreÝ du Québec. Peu après votre élection votre ministre des Finances nous a dit: ´Ne vous demandez pas ce que l'État peut faire pour vous, mais ce que vous pouvez faire sans l'État". L'électorat n'a jamais voté pour une telle devise et une telle façon de faire.
Avons-nous été bernés ?
Soyez assuré, Monsieur le premier ministre, que notre devise à nous c'est JE ME SOUVIENS, et ça deviendra NOUS NOUS SOUVIENDRONT.
De la part de tous les Québécois et Québécoises qui s'opposent à votre
façon de faire, et croyez-le, ils sont très nombreux.
Publié par Sébastien Aubé le 24 février 2004 à 01:54 AM
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