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Jeudi le 11 mars. En poussant la porte vitrée du Collège, je fus particulièrement surpris de constater qu'une affiche couleur y avait été apposée, m'invitant à venir encourager "Sandy de Star Académie", sur l'heure du midi, devant l'un des pavillons situé sur le campus. Bien qu'il soit, théoriquement, interdit d'afficher quoi que ce soit sur ces portes communes, les annonces portaient pourtant le sceau d'approbation du Collège, comme "activité étudiante".
L'histoire n'a pas fait grand bruit en dehors du campus, mais lors de cette heure du midi, alors que TVA était sur les lieux pour alimenter, semble-t-il, le bulletin de nouvelles d'images "live" de la Sandy en question et de ses fidèles supporteurs, il s'est passé quelque chose de spécial et d'imprévu, lorsqu'un ou des individu(s) a(ont) entreprit(s) de trancher le câble qui reliait la caméra au camion de la station, posté 50 à 100 mètres plus loin.
Bien que la coupole satellite du camion dominait le ciel de son habituelle érection, aucun signal ne pu donc être retransmit à la station-mère, résultat direct de l'outil contondant utilisé par le ou les responsable(s).
Cet acte de sabotage, qui inspira différentes réactions au sein de la population étudiante, n'a pas tellement plu à la direction et au réseau télévisé, qui manifestement, n'avait jamais envisagé la possibilité d'une telle riposte de ceux qui en ont marre, et depuis longtemps, en silence.
Pour certainEs étudiantEs, il s'agit "d'un grand manque de respect de gens qui ne savent pas vivre"; d'autres, aussi nombreux, n'ont pas hésité à saluer le geste, avec un sourire d'approbation. "Ça commence à faire, chu pu capab'".
PKP détient toutes les étapes de fabrication de cette merde: production, distribution, diffusion radio et télé ; il est propriétaire à la fois de toutes ces revues et journaux minables postés à la hauteur de notre vue. À mesure que je m'approche de la caissière, mon panier et moi, en file à l'épicerie, je comprends toujours davantage la définition du mot convergence et toute l'ampleur de la propagande débilitante qui peut en résulter.
Certes, l'événement de Sherbrooke est un sabotage, un méfait, un acte de vandalisme. Mais comment peux-t-on combattre autrement l'ampleur de ce fléau qui fait, notamment, que l'on arrive aujourd'hui à parler de Star Académie dans les médias et à traiter du tout comme s'il s'agissait d'INFORMATION alors qu'il n'est question que de PI»GE À CONS?
Au(x) responsable(s): je vous salue!
Publié par Sébastien Aubé le 12 mars 2004 à 06:32 PM
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