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Nous avons reçu ce texte de Tembo Samuel Kaiser qui dresse un sombre portrait de la façon dont sont traités certaines personnes qui demandent asile dans le plus beau pays du monde. Nous vous invitons, comme toujours, à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse : webmestre@latribuduverbe.com.
LE GUANTANAMO DE LAVAL POUR LES DEMANDEURS D'ASILE AU CANADA / QUÉBEC
Nous demandons la publication de ce texte pour attirer l'attention de ceux qui vont demander l'asile au Canada, mais aussi pour tous les autres touristes qui souhaitent aller au Canada avec ou sans visa.
1. CAUSE DE L'ARRESTATION DES ÉTRANGERS
La cause pour laquelle les étrangers sont arrêtés et maltraités aujourd'hui à Montréal est la demande d'asile. Cette demande peut provenir d'une personne qui fuit son pays pour des raisons politiques, soit de l'agent de l'immigration canadienne qui oblige les touristes à demander l'asile à l'aéroport, soit à la frontière CanadañÉtats-Unis.
Il est inacceptable que les Canadiens maltraitent les immigrés, en oubliant que leurs ancêtres ne fûrent que des immigrés. Les agents de l'immigration du Québec sont en train de souiller l'image du Canada, l'esprit humanitaire et pacifique qui a fait la valeur et la dignité de la nation canadienne. Actuellement, la majorité des Canadiens ignorent que les étrangers et les demandeurs d'asile à Montréal sont maltraités par les fonctionnaires de l'immigration du Québec.
Selon nos renseignements l'origine de ces comportements des fonctionnaires de l'immigration canadienne viendrait du pouvoir absolu qui leur a été conféré par le gouvernement fédéral. Les agents de l'immigration travaillant au 1010 avenue, Saint Antoine, de l'aéroport de Dorval et à la frontière des USA avec le Canada, arrêtent les touristes de toutes nationalités et obligent certains à demander l'asile même quand ils n'en ont pas envie, et pour d'autres ce sont des vrais demandeurs d'asile.
Une fois la demande d'asile remplie, le demandeur est pris dans le piège et conduit directement au Guantanamo de Laval (CPI de Laval). Le jour d'entrer au CPI est connu mais le jour de la sortie est inconnu, au minimum on y passe un mois, mais à condition de payer beaucoup d'argent et d'avoir fourni plusieurs documents justifiant son identité.
La situation actuelle des demandeurs d'asile au Québec est comparable à celle des prisonniers américains de Guantanamo à Cuba. C'est à dire que les demandeurs d'asile détenus au CPI de Laval ont perdu tous leurs droits, car leurs faits et gestes sont filmés par des caméras, pas d'intimité même dans les toilettes et douches, aucun câlins pour les mariés sous peine d'être isolés ou transférés à la prison de Bordeaux sans l'avis d'un juge.
Les enfants non plus ne sont pas épargnés, ils ne peuvent aller à l'école, ils sont enfermés avec leurs mamans dans des cellules comme les adultes, les détenus ne peuvent recevoir d'appels téléphoniques, mais peuvent rappeler leurs correspondants, et aucun gardien n'a le droit de parler plus de trois minutes avec un détenu ou fraterniser avec les détenus, sous peine d'être licencié.
Les agents de l'immigration fouillent leurs victimes au corps et leurs bagages sont fouillés plusieurs fois par jour, afin de trouver un numéro de téléphone, de fax, adresse email (courriel). Une fois que les gardiens trouvent quelque chose comme nƒ de téléphone, fax, adresse email, il est expédié sur la rue St-Antoine, afin que cette personne vienne payer la caution.
Quant aux demandeurs d'asile, ils doivent justifier leurs identité. Les demandeurs d'asile sont détenus jusqu'à ce que l'avocat ou l'agent d'immigration reçoive les documents suivants: passeport, carte d'identité, certificat de naissance, livret de famille, carte de baptême, carte du parti, carte d'électeur, permis de conduire, diplômes d'étude, les cartes d'identités originales des parents, photos de la famille. Ces documents doivent venir obligatoirement par DHL et avec cachet de douane.
À savoir que tous les courriers et colis entrant au Canada sont ouverts par les agent de l'immigration, imaginons que la douane du pays expéditeur de ces documents fait la même chose que la douane canadienne. Que deviendront les membres de famille qui expédie ces documents? Une fois que le demandeur prouve son identité ils doit payer au moins 5 000 dollars canadiens comme caution.
Nous voulons savoir si un fonctionnaire de l'immigration canadienne a déjà été victime de tortures, persécutions, maltraitances gouvernementales, ou bien s'ils savent pour quoi quelqu'un quitte son pays pour aller demander l'asile à l'étranger? Que fait la comité des droit de l'homme et celui des Nations Unies car au Canada la HCR, reste introuvable.
ATTENTION
A vous mes frères et amis du monde entier qui souhaitez venir au Canada pour demander l'asile, soit venir comme immigrant reçu au Québec, attention, attention, méfiez vous de la publicité mensongère faite par certains Canadiens car vous risquez d'être traité comme des agents d'Al Quaïda et jetés en prison une fois arrivés au Québec.
La santé n'est pas gratuite, l'emploi est difficile, les diplôme étrangers ne sont pas reconnus, le problème de racisme est très développé pour trouver le logement et le travail. Les agents de l'immigration vous mettront en prison, il faut avoir sur soi au moins 15 000 dollars canadiens pour acheter son asile, soit sa carte de séjour, soit la nationalité.
Depuis 2001 à la demande des USA, le Canada n'est plus comme avant. Les naturalisés, les réfugiés politiques et les immigrés reçus sont arrêtés et expulsés (déportés) du Canada. Un ingénieur égyptien réfugié politique depuis 1989 est aujourd'hui emprisonné et a été expulsé plus de cinq fois du Canada.
LE CPI DE LAVAL
A l'origine le CPI de Laval était réservé aux criminels et aux immigrés en situation irrégulière sur le territoire canadien qui devaient être expulsé du pays. Mais depuis 2001, le CPI de Laval est devenu un camp de concentration pour les demandeurs d'asile à Montréal. Les demandeurs d'asile sont expédiés dans une prison criminelle (RDP, BORDEAUX) sans que le détenu ait été condamné par un Tribunal et surtout sans informer aucun juge.
Les fonctionnaires se donnent le droit de vie et de mort sur tous les détenus du CPI de Laval. Ils ne torturent pas que les adultes, mais aussi des enfants. Nous retiendrons ici les cas de deux enfants qui sont Nathalie, trois mois, et David, né en détention. Nathalie est une petite fille de trois mois arrivée à l'aéroport de Dorval, dans les bras de sa mère en provenance de la Syrie.
La maman de Nathalie demanda l'asile à l'aéroport de Dorval, la photo de Nathalie collée dans le passeport de sa mère, les deux passagères ont leurs visas et billets d'avion aller-retour. Mais l'agent de l'immigration qui devrait enregistrer la demande d'asile, décide de vérifier l'identité de la mère et de l'enfant. Pour éviter que la mère "influence" les réponses de la petite Nathalie, l'agent de l'immigration retire Nathalie, la confie à une famille pendant que sa mère est immédiatement conduite au CPI de Laval.
Arrivée au CPI de Laval, les fonctionnaires rendent la vie vraiment difficile pour la maman de Nathalie. Nathalie doit prouver qu'elle est la fille de sa mère et la mère doit aussi prouver que Nathalie est sa fille. Elles seront séparées pendant vingt cinq jours (25 jours). Au CPI, malgré les pleurs de la maman de Nathalie, on ne manifeste aucune indulgence à son égard.
Quant à David ce dernier est arrivé au CPI dans le ventre de madame Tupe, d'origine nigériane. Cette dernière est venue au Canada pour demander l'asile au Québec. Madame Tupe passera trois ans en détention et accouchera menottes aux pieds et aux poignets. Elle ne sortira qu'après avoir payé la caution de 5 000 $ canadiens demandés par l'immigration, l'argent viendra de la Grande Bretagne et de la France.
Lorsque les contractions prénatales ont commencées et qu'elle demandait d'être vu par le médecin du CPI, on a donné l'ordre que cette femme ne puisse être vue par le médecin que si elle avait des couleurs aux reins. Dans la nuit du 1er mars madame Tupe avait des violentes contractions, et comme la responsable était absente cette nuit, elle laissa des consignes à l'équipe de garde que si cette dame devait être conduite à l'hôpital, on devait l'enchaîner et la menotter.
Malgré les violentes contractions, les gardiens ont enchaîné madame Tupe en présence d'autres femmes pour la conduire à l'hôpital de Laval. Elle restera enchaînée du 1er au 5 mars, même pendant l'accouchement, qui aura lieu le 3 mars 2004. Donc David viendra au monde dans les bras de sa mère enchaînée. Elle ne sera détachée que le 5 mars au soir, une fois revenue au CPI de la Laval.
2.LA VIE AU CPI
Les demandeurs d'asile sont réveillés par les gardiens à 5 h 45, ils doivent prendre la douche, se raser pour les hommes et brosser les dents en quinze minutes et ne peuvent plus regagner leurs lits qu'après 13 h 30. Le petit déjeuner est servi entre 6 h 30 et 7 heures du matin. Les repas sont servis entre 11 et 12 h 30 et le souper entre 17 et 18 h 30.
Les détenus doivent obligatoirement manger sinon un rapport est fait. Comme la nourriture n'est pas toujours bonne, un coupe faim est servi à 21 h 30 avant le coucher, mais des somnifères sont introduits dans les boissons servies à midi et à 21 h 30 pour que les détenus dorment plus et qu'ils ne puissent se rebeller. Comme les demandeurs d'asile femmes et hommes ne peuvent regagner leurs lits avant 13 heures, ils n'ont pas le droit de dormir sur les fauteuils, ni sur les chaises fixées au sol contre les murs.
Pendant que les demandeurs d'asile somnolent, jouent aux cartes, aux damiers, regardent la télévision dans la grande salle, les gardiens se donnent le travail de fouiller leurs affaires, tous documents, écrits, numéros de téléphones et fax trouvés seront expédiés à la direction de l'immigration au 1010 avenue Saint Antoine.
Pour votre information, chez les hommes il y a au moins trente lits dans le dortoir 500, vingt et un lits dans le 200, vingt lits dans le 300 et dix dans le 100. Les demandeurs d'asile ne sont pas appelés par leurs noms mais plus tôt par des numéros, ils sont appelés par le numéro de leur lit (101 A, 201 A, 302 E, 501 A)
Comme les demandeurs d'asile n'ont que quinze minutes pour se raser et se doucher, à savoir il n'y a que trois lavabos, deux toilettes, deux douches dans chaque dortoir. Certains demandeurs d'asile qui ont de la famille au Canada restent au moins deux à trois mois au CPI, car leurs familles acceptent de payer la somme demandée par les autorités de l'immigration.
Mais pour ceux qui n'ont pas des familles et qui ne peuvent payer, ils restent plusieurs mois au CPI de Laval, nous citerons quelques exemples :
1. Emmanuel d'origine nigériane a passé six mois dans ce centre, et il avait passé un mois au RDP et un mois à Bordeaux.
2. Mory CAMARA est au CPI depuis le mois de novembre 2003
3. CHEN d'origine chinoise est au centre depuis 16 mois
4. KERLIN est là depuis le mois de novembre
TRANSPORTER LES DEMANDEURS D'ASILE ?
Une fois détenus au CPI, les demandeurs d'asile deviennent des esclaves sans droit que les agent et commissaires de l'immigration convoquent à tout moment sans préavis. Ils sont menottés aux chevilles et poignets, enfermés dans les caissons grillagés en fer, les caissons sont cadenassés, les portes des camionnettes aussi cadenassées, ils entrent et sortent par les portes des livraisons des marchandises, donc ils sont transportés comme des bêtes féroces (lions, tigres, hyènes, léopards, ours).
Au 1010 Saint Antoine, les fumeurs sont mélangés avec les non-fumeurs, un bocal de tabac en vrac leur est servi toutes les dix minutes, au détriment des non-fumeurs qui sont obligés de se faire enfumer avec l'accord des agents de sécurité qui sont aussi des fumeurs dans les endroits publics.
Mais si les non-fumeurs demandent une pièce non-fumeurs les agents de sécurité répondent qu'ici au 1010, les non fumeurs n'ont aucun droit, vous n'aviez qu'à pas venir au Canada, et que si vous voulez que vos droits de non-fumeurs soient respectés, alors il faut que vous restiez dans vos pays. C'est de cette manière aussi qu'est transporté un demandeur d'asile qui va à l'hôpital, soit en ville pour aller chez Western Union retirer l'argent qui provient des familles et que le demandeur doit payer à l'immigration. Donc aujourd'hui, l'immigration canadienne monnaye le droit d'asile sur son territoire.
Car une fois détenu au CPI, pour sortir, un demandeur d'asile doit verser une caution financière allant de 2 000 à 15 000 dollars canadiens. Un demandeur d'asile pakistanais avait payé une caution de 15 000 dollars, le Nƒ 301 E d'origine nigériane croupit toujours au CPI, parce qu'incapable de payer la somme de 10 000 dollars de caution demandée par l'immigration. Mohamed d'origine tchadienne a payé 2 500 dollars, MC d'origine congolaise avait 2000 dollars US, sans oublier que les avocats, qui travaillent avec l'immigration canadienne, demandent que les demandeurs d'asile complètent l'aide juridique insuffisante payée par le gouvernement.
Georges d'origine libérienne fut arrêté avec 14 000 dollars US sur lui, il est toujours détenu au CPI pour avoir refusé de donner 10 000 dollars US à l'immigration. Madame Amazene d'origine tchadienne avait payé 4 000 dollars canadiens, madame Fanny d'origine colombienne a hypothéqué la maison de sa súur pour quitter le Canada. Tupe, la maman de David qui avait accouché menottée, a payé 3 000 dollars canadiens, alors que c'est l'immigration canadienne qui devrait la dédommager pour les traitements subis au CPI.
LES AVOCATS
Certains avocats travaillent honnêtement, car ils arrivent à libérer leurs clients. Quant aux autres, n'en parlons pas, car ils ont peur de l'immigration qui risque de leurs retirer la licence pour défendre les demandeurs d'asile. Donc, nous attirons l'attention des touristes qui vont au Canada, car les Européens, Asiatiques, Américains et Australiens sont arrêtés, l'immigration canadienne détient le droit de vie et de mort sur tout étranger sur le sol Canadien
TSK
Publié par La Tribu du Verbe le 09 juin 2004 à 10:55 AM
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